Le Royaume du Bhoutan est un tout petit pays, grand comme la Suisse, bien moins peuplé (700000 hab), coincé entre l'Inde et la Chine. C'est un pays himalayen et le seul Royaume bouddhiste tantriste appelé par les locaux Druk Yul, le pays du dragon foudroyant dont les habitants sont eux-même des Drukpas, c'est-à-dire des dragons. Le drapeau national représente d'ailleurs un dragon sur fond jaune et orange, couleurs du Roi et de plus haut Lama. C'est un pays où la vente de cigarettes est interdite ainsi que la construction d'églises. C'est un pays où la richesse est mesurée à l'aide d'un indice incroyable appelé Bonheur Intérieur Brut. C'est un pays dont l'histoire officielle mélange mythologie et faits. C'est enfin un pays où le plat national est un plat de piments au fromage fondu.

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Au départ de Katmandou, j'arrive à avoir un siège à gauche de l'avion pour pouvoir l'Everest. Pas de chance il y a pleins de nuages. Mais l'arrivée sur Paro est superbe avec un atterrissage à vue entre les montagnes, une impression de passer des chicanes, très (très) près des montagnes. J'arrive au Bhoutan et tout de suite c'est un nouveau monde. Les hommes et les femmes portent tous l'habit traditionnel, les douaniers, les manutentionnaires, les femmes de ménage. J'ai l'impression d'arriver à Disneyland. Mon guide, Wangchuk, m'attend et me retrouve à la sortie de l'aéroport. Il a mon âge et le courant passe tout de suite. J'ai un guide pour la bonne et simple raison que c'est obligatoire d'avoir un guide, un tour organisé et tout le tintouin. Au prix du forfait quotidien en même temps.... Il me présente au chauffeur, Pema, qui va nous conduire les 2 prochaines semaines dans le Royaume. Nous arrivons à l'hôtel et là, c'est le luxe. Wouhaou! une chambre plus grande que notre appartement à Paris. Nous partons ensuite visiter la ville qui est plutôt sympa. Les gens sont pas très affables. Timides? Je sais pas trop. L'architecture suit une charte très précise et obligatoire pour tout nouveau bâtiment si bien que même les nouveaux bâtiments ressemblent à de l'ancien. C'est beau. Après la petite visite de la ville nous partons au restaurant et nous mangeons un repas digne des repas officiels. Plus de 6 curry, du riz rouge, de la soupe. Le plat traditionnel s'appelle ema datse, qui consiste tout simplement à des piments relevés de fromage fondu. C'est délicieux, sauf quand on tombe sur un piment rouge et petit, là c'est un peu fort.... Le lendemain, pas de chance il pleut, on change le programme et on va visiter un monastère dans la vallée de Haa, à 3 heures de route, pas sur la route touristique. La route est d'ailleurs très jolie. C'est la plus haute du pays et la passe est à 3988m. La forêt est dense et les arbres très haut. Juste avant d'arriver, je vois enfin mon premier Yak. C'est en fait une grosse vache avec pleins de poils longs. Mais l'animal est plutôt farouche et part assez vite. Le Yak ne survit pas à moins de 3000m. Le Monastère est le premier que je visite et du coup je suis complètement sous le charme. Les Bonzes répètent avec leur instrument de musique, le ***** qui accompagne les chants rituels. Il pleut. Il fait un peu froid. Nous mangeons encore pour un régiment et repartons pour Paro. Nous visitons en chemin un des temples les plus sacrés du Bhoutan qui est sensé recouvrir le pied gauche d'une ogresse vaincue par un roi qui construisit 108 temples en 1 jour. Cent-six sont au Tibet, 2 au Bhoutan. Nous visitons ensuite des ruines et partons manger. Je prie pour ne pas trop manger. Peine perdue... Tous les kilos perdus pendant le trek vont se réinstaller, voire plus. Le lendemain nous partons pour le Nid du Tigre qui est l'icône du pays. Il pleut. Nous partons 30 minutes en voiture et c'est ensuite 2 heures de grimpe sous la pluie. Les nuages sont épais et nous ratons la plupart des points de vue. Le dernier est quand même visible et révèle un Monastère perché au bord d'une falaise à pic sur 1000m. Impressionnant. Sans rentrer dans les détails, c'est le 2è Bouddha (Guru Rimpoche) qui a médité ici au VIIIème Siècle et les fidèles ont construit un Longhka (Temple en Bhoutanais) 1000 ans plus tard. C'est aussi celui qui a apporté le Bouddhisme au Bhoutan. Malgré la pluie et la fine cascade devenue de véritables chutes que nous devons traverser, nous pénétrons le Monastère et visitons la cave où Guru Rimpoche a médité (pieds nus, mouillés, dans une cave à 3500m....) puis le principal Longhka. Nous redescendons ensuite trempés jusqu'aux os pour se rendre compte que la petite rivière est devenue un torrent, largement sortie de son lit. Le retour à l'hôtel est sport (heureusement on a un 4x4) et nous visitons rapidement le musée et le Dzong de Paro. Un Dzong est une forteresse toujours active qui renferme généralement un Longhka et des offices de fonctionnaires. Ici c'est aussi la résidence de l'envoyé du Roi. Le musée contient une sculpture très impressionnante représentant les 4 branches du Bouddhisme avec un millier de détails. C'est beau mais la route pour Timphu, la capitale, inquiète notre chauffeur. Il a raison. Le torrent est de plus en plus inquiétant et la route est sur le point d'être fermée. Moi qui m'attendait à des vacances tranquilles au Bhoutan... Sur la route, de nombreux éboulements, le torrent atteint des fois la route, mon guide n'a jamais vu ça. Par endroits la route toute neuve (même pas un an) s'est effondrée. Nous atteignons Timphu 2h plus tard, enfin. En me couchant je regarde les infos locales en anglais. Rien de tel depuis 1969. Il y a un aussi cyclone très violent sur le Bengale qui rentre dans les terres, ça par contre on avait bien compris qu'il y avait quelque chose de pas très habituel. Le Bhoutan et le Bengale partage une frontière au fait...

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Nous sommes donc dans la capitale, Timphu. C'est la seule capitale au Monde a ne pas avoir de feux de circulation. Les deux croisements de la ville (même pas 100000 hab) sont organisés par 2 hommes en blanc. Nous commençons le matin par un point de vue et un mini zoo où on trouve des takins, les animaux emblèmes du Bhoutan, mi-chèvre, mi-vache, charmant. Nous descendons ensuite vers un monastère de nonnes et on a de la chance, les nonnes sont sur le point de finir la lecture d'un million de mantras. En plus il y a la réincarnation d'un bouddha. Mon guide et moi se faisons bénir et admirons la ferveur des croyants. La suite est moins excitante avec la visite de plusieurs ateliers et écoles d'arts traditionnels ainsi que la visite de l'hôpital traditionnel et son musée très intéressant (Tony je bosse pour toi...). Nous visitons l'après-midi 2 Dzongs. Le plus ancien du Bhoutan et celui où le Roi a ses bureaux. Les 2 sont magnifiques, notamment les Longhkas. Ce qui m'impressionne surtout ici c'est à quel point religion et pouvoir sont indissociables. Les Lamas de haut rang ont un pouvoir décisionnel dans le Royaume. Je me rends compte aussi (et mon guide me le confirmera) que mythologie et histoire du Bhoutan sont indissociables. C'est passionnant. Lors de la visite du dernier Dzong, j'ai même la chance d'apercevoir la Reine. Quelle belle journée. Le lendemain nous partons faire une balade au monastère de Cheri, lui aussi perché sur une colline. Par chance il fait beau. On voit des cerfs dans le monastère mais tous les bonzes sont absents. Ils sont en bas de la colline avec la plus haute éminence bouddhiste du pays. Lui, je ne l'apercevrai pas... Sur le chemin du retour on voit 2 langurs, animaux à mi-chemin entre le singe et le lémurien. C'est supposé nous porter chance. Nous allons ensuite visiter l'hôpital de la ville, le plus grand du pays et une des amies techniciennes de Wangchuk me montre le service de radio (pas de MedNuc évidemment). Je rencontre la radiologue du service présente ce jour là et il y a quand même du beau matériel. Puis elle me raconte qu'il y a beaucoup de travail, qu'ils ne sont que 4 radiologues.... au Bhoutan.... C'est pas beaucoup... A midi on mange sur des étals (enfin) tibétains et on goûte aux momos. C'est bon. C'est comme des raviolis en fait. On goûte aussi la spécialité de la patronne, les tripes. Celles-ci étaient pas très bonnes et désormais je me contenterai d'en manger en Europe... C'est plus sûr... L'après-midi c'est libre, je profite de la ville, je visite le Chorten en hommage au précédent Roi et admire la ferveur des croyants qui circumbulent autour, sans cesse et qui tournent les roues pleines de mantras. Le soir je rencontre le frère de Wangchuk, Palden. Ils ont passé l'après-midi à se faire passer un savon par le Ministre du Tourisme. Pourquoi? Parce que la Reine aussi m'a aperçu... En T-shirt et en tongs, dans l'enceinte du Dzong. Wangchuk va perdre sa licence de guide. Il devra la repasser. Il me rassure en m'expliquant que ça ne dure que 2 semaine, et ce sera gratuit lui a promis le Ministre. En plus il y avait d'autres touristes en T-shirt ce jour là... J'espère surtout qu'il pourra continuer le voyage avec moi....

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Ouf, c'est bien Wangchuk qui m'accueille le lendemain, avec Pema notre chauffeur et nous partons direction Punakha où il y a un des plus beaux, si ce n'est le plus beau Dzong du pays. En fait j'ai enfin compris ce qu'était un Dzong. C'est comme une préfecture avec un monastère à l'intérieur. En route nous passons par la passe de Dochu La qui est à 3140m et nous mangeons juste avant Punakha. Le Dzong est à la jonction de 2 fleuves et de nombreux jacarondas bordent un des fleuves. C'est le Dzong où les 3 rois avant l'unification du pays se réunissaient pour discuter. C'est aussi le seul Dzong qui possèdent 3 cours (2 normalement). Il y a aussi un Chorten (Stupa en tibétain) et un Banyan sacré. Après la visite du Dzong nous partons à la visite du Temple du Fou Divin. En fait, ce gars là était vénéré parce qu'il était un peu à côté de la plaque. D'ailleurs, d'après la philosophie bouddhiste himalayenne, la folie n'est pas très loin de l'illumination. Bref, ce saint là, Lama Drukpe Kunley, vivait de femmes et d'ivresse. C'est d'ailleurs son pénis qu'on voit sur la plupart des maisons bhoutanaises. C'est un signe protecteur. En arrivant au Temple, beaucoup de moines sont en train de prier. Mon guide m'explique que si il bouge d'avant en arrière, c'est pour rester éveiller, et après ça devient habituel. Je fais une offrande et me voilà bénit par le supposé arc du saint ainsi que par une représentation de son pénis. Chouette. Nous atteignons Wangdue Phodrang le soir et nous visiterons le Dzong demain. Le Dzong est charmant et c'est le seul à ne pas être restauré. Nous partons ensuite à Phobjikha pour se faire une petite balade dans la vallée (hohow deudana lalilala). La vallée est en fait très élevée et il fait très froid. On marche dans une forêt de pins bleus et nous marchons trop loin. Il faut couper à travers champ, ce qui n'est pas sans me déplaire. Nous arrivons ensuite dans une ferme et notre hôte nous offre de l'ara maison. Wouhaou, c'est fort mais la préparation est marrante. Elle fait fondre un bon morceau de beurre de yak, ensuite elle fait revenir un oeuf façon brouillée et ensuite elle rajoute la gnôle. C'est pas mauvais mais c'est pas très banal. On reste un peu trop longtemps et on rentre une fois le soleil bien couché et nos sens bien anesthésiés. Nous passons par un monastère et nous refusons bien poliment une partie de foot locale. Le soir il fait froid, surtout une fois l'ivresse disparue mais le lit est très confortable et le plat d'ema datse est particulièrement fort ce soir.

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Nous partons le lendemain à Trongsa. En route nous voyons un beau troupeau de yaks, rasés de près pour l'été. La ville est très belle et le Dzong un des plus impressionnants de par sa position stratégique, perché en haut d'une falaise. Tous les Princes héritiers doivent gouverner cette province, ce qui lui confère un rôle bien particulier. Le musée est superbe et a été rénové par la même équipe que le musée de Patan (pour ceux qui suivent). Nous partons ensuite à Bumthang, capitale culturelle du pays qui est le haut lieu de nombreux pèlerinages mais aussi de nombreux festivals. En chemin nous rencontrons une des reines et je manque de me cacher... Trop peur maintenant. Le Dzong est supposé être le plus grand du pays, mouais. Le lendemain nous partons visiter les environs. Nous visitons un premier Goemba, un des plus vieux du pays, aussi vieux que celui de Paro et recouvre cette fois le genou gauche de l'ogresse. C'est un lieu très saint et par chance il y a des cérémonies. Chants de bonzes et conches sont de la partie. Nous visitons ensuite un autre Lakhang où Guru Rimpoche a médité. Le premier Temple est un lieu très saint aussi mais par malchance, une des Reines est là. C'est pas possible, la famille royale nous suit!!! On ne paut donc pas visiter les 2 autres Temples. Tant pis, on a vu la cave où le fondateur du Bouddhisme bhoutanais a médité, c'est l'essentiel. Le reste de la matinée nous nous promenons à travers champ et visitons les Goembas lorsqu'ils se présentent. J'ai même la chance de porter une veste en chaînes créée au XVè Siècle par Pema Lingpa, le plus grand chercheur de trésors selon le Bouddhisme bhoutanais qui a découvert beaucoup de trésors cachés au VIè Siècle par Guru Rimpoche, considéré comme le second Bouddha de notre temps. Bref, ça porte bonheur me dit-on de faire le tour du monastère 3 fois avec cette veste de 20 kilos sur le dos. Un tour suffira.... L'après-midi, encore un lieu saint, un lac où Pema Lingpa a trouvé un des trésors les plus sacrés du Bhoutan. La dynastie actuelle est aussi descendante de Pema Lingpa et le 4è Roi, le père du présent, est considéré comme une réincarnation de celui-ci. On visite aussi le premier palais royal du pays qui ressemble à un petit dzong. On rentre donc tôt et je me fais offrir un bain de pierres chaudes. C'est chaud, très très chaud. Je mets 10 bonnes minutes pour rentrer dans le bain et y reste 20 minutes. Je sors tout rouge et tout chaud. Le soir pas d'électricité, je me couche tôt.

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Aujourd'hui on a de la route et on part direction Mongar. La route est vraiment belle mais si tombe, on tombe de haut. Certaines routes sont sur des falaises de 1000m à pic. La plus haute des passes est à 3750m aujourd'hui et les nuages sont de la partie. On arrive vers 16h et la ville n'offre rien de spécial. L'hôtel est occupé par des moines qui bénissent la maison. La cérémonie dure trois jours et le lendemain matin c'est à 4h30 que les chants commencent, avec des trompettes et des cloches évidemment. La route pour Trashigang est longue aujourd'hui aussi et l'air est plus chaud. L'Inde n'est plus très loin et les visages changent doucement. En chemin on visite le monastère le plus important du Bhoutan oriental, Drameste Goemba .On arrive le soir à Kanglung, dans la famille de Wangchuk. Ce sera notre base pour les derniers jours. Je suis accueilli par toute la famille et c'est un plaisir d'arriver dans une maison. J'essaye d'apprendre à cuisiner local et le soir je rencontre l'oncle de Wangchuk. Un drôle d'énergumène qui est resté en Inde 35 ans. Sa famille l'a retrouvé à Mumbai, avec des dreadlocks tombant jusqu'aux chevilles, une peau foncée et 35 ans de plus. Il prétend avoir rencontré pleins de gens connus dont la fille de Clinton et le fondateur des guides Lonely Planet avec qui il aurait voyagé près d'un an. Sympa le garçon mais pleins de mensonges d'après mon guide. Bref.... La famille de Wangchuk continue à me raconter leur histoire. Le père tibétain est décédé dans les années 90 et a son propre monastère au Tibet qui est devenu un des lieux phare du tourisme là bas, au grand regret de sa mère. Le grand-père est une réincarnation d'un grand Lama et un temple a été érigé à 3 jours de marche d'ici dans un parc national. Ce parc national, parenthèses, est une réserve créée pour une seule raison, protéger une espèce bien particulière, le migoi, plus connu sous le nom du yéti. Un nouveau trek a vu le jour il y a peu de temps d'ailleurs pour aller à sa rencontre. La mère de Wangchuk prétend même l'avoir vu un jour... Le lendemain nous partons pour Trashi Yangtse. Un petit bled à 3 heures de route. C'est le lieu où se trouve une copie du stupa de Bodnath à Katmandou, en plus petit. La raison est qu'un Lama est venu à Bodnath et a vu le temple, il a acheté une maquette en radis (bizarre quand même) et le radis a rétréci en chemin... Le soir j'ai le plaisir de voir de la fougère sur la table. Alors quelle est la meilleure fougère? Et bien, c'est la bhoutanaise.... La préparation est délicieuse et je me régale d'en reprendre avec un peu de riz, des momos et de l'ema datse. Le lendemain c'est avec plaisir que nous partons en randonnée après 3 jours de voiture intense... Nous partons vers le village au dessus de Kanglung et nous marchons 3 heures. C'est le dernier jour d'école et les écoliers sont très contents de me voir. Je blague un peu et nous partons manger près d'un lac. Après manger on part accrocher des drapeaux tibétains pour me souhaiter une bonne et prudente fin de voyage. L'après-midi on rentre doucement à la maison en passant par l'Université, la seule du pays, et elle se trouve dans son village.Le soir je m'attache à apprendre la cuisine et j'apprends ainsi à faire l'ema daste et les momos. Qui n'en veut?

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Il ne me reste plus que 2 jours au Bhoutan et on part vers 9 heures ce matin là. Il n'y a que 5 heures de route jusqu'à la frontière aussi mon guide s'efforce de trouver des choses à faire. Le premier temple est vraiment chouette, il y a plein de monde, c'est la pleine lune. Le deuxième est particulier dans la mesure où le Rinpoche m'offre l'opportunité de prendre des photos à l'intérieur du Temple. Profitez avec moi, c'est exceptionnel... Mon guide venant de l'Est, ça doit être pour ça qu'on m'offre un passe-droit. Dernier village avant la frontière, on assiste à un festival. Le Bhoutan fête l'anniversaire du Bouddha avec un mois de retard avec le Népal et le reste du monde Hinayana. On assiste a une danse complètement folle du Bouddha, avec la tradition tantriste et ce dans la seule rue du village. Le reste du voyage vers la frontière est souple et au fur et à mesure que l'on approche, la vision des plaines de l'Assam se fait de plus en plus clair. La fin de l'Himalaya est proche. On arrive à Samdrup Jongkar vers 16h. L'air est chaud et sirupeux, les gens sont un peu différents et même si les bâtiments sont similaires à ceux vus 3000 mètres plus haut, on est à quelques pas de l'Inde chaotique et poussièreuse. Enfin je me pose et en fait non.... Demain c'est la grève en Assam. Il faut donc prendre une décision. Soit je reste et je prends la risque de rester une nuit de plus ici, voire 2 ou 3, soit je pars à l'instant..........