Petit detour de quelques mois a travers la Melanesie, l'Asie et l'Inde avant de rentrer

09 juin 2009

Des piments, du fromage et du Bhoutan

Le Royaume du Bhoutan est un tout petit pays, grand comme la Suisse, bien moins peuplé (700000 hab), coincé entre l'Inde et la Chine. C'est un pays himalayen et le seul Royaume bouddhiste tantriste appelé par les locaux Druk Yul, le pays du dragon foudroyant dont les habitants sont eux-même des Drukpas, c'est-à-dire des dragons. Le drapeau national représente d'ailleurs un dragon sur fond jaune et orange, couleurs du Roi et de plus haut Lama. C'est un pays où la vente de cigarettes est interdite ainsi que la construction d'églises. C'est un pays où la richesse est mesurée à l'aide d'un indice incroyable appelé Bonheur Intérieur Brut. C'est un pays dont l'histoire officielle mélange mythologie et faits. C'est enfin un pays où le plat national est un plat de piments au fromage fondu.

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Au départ de Katmandou, j'arrive à avoir un siège à gauche de l'avion pour pouvoir l'Everest. Pas de chance il y a pleins de nuages. Mais l'arrivée sur Paro est superbe avec un atterrissage à vue entre les montagnes, une impression de passer des chicanes, très (très) près des montagnes. J'arrive au Bhoutan et tout de suite c'est un nouveau monde. Les hommes et les femmes portent tous l'habit traditionnel, les douaniers, les manutentionnaires, les femmes de ménage. J'ai l'impression d'arriver à Disneyland. Mon guide, Wangchuk, m'attend et me retrouve à la sortie de l'aéroport. Il a mon âge et le courant passe tout de suite. J'ai un guide pour la bonne et simple raison que c'est obligatoire d'avoir un guide, un tour organisé et tout le tintouin. Au prix du forfait quotidien en même temps.... Il me présente au chauffeur, Pema, qui va nous conduire les 2 prochaines semaines dans le Royaume. Nous arrivons à l'hôtel et là, c'est le luxe. Wouhaou! une chambre plus grande que notre appartement à Paris. Nous partons ensuite visiter la ville qui est plutôt sympa. Les gens sont pas très affables. Timides? Je sais pas trop. L'architecture suit une charte très précise et obligatoire pour tout nouveau bâtiment si bien que même les nouveaux bâtiments ressemblent à de l'ancien. C'est beau. Après la petite visite de la ville nous partons au restaurant et nous mangeons un repas digne des repas officiels. Plus de 6 curry, du riz rouge, de la soupe. Le plat traditionnel s'appelle ema datse, qui consiste tout simplement à des piments relevés de fromage fondu. C'est délicieux, sauf quand on tombe sur un piment rouge et petit, là c'est un peu fort.... Le lendemain, pas de chance il pleut, on change le programme et on va visiter un monastère dans la vallée de Haa, à 3 heures de route, pas sur la route touristique. La route est d'ailleurs très jolie. C'est la plus haute du pays et la passe est à 3988m. La forêt est dense et les arbres très haut. Juste avant d'arriver, je vois enfin mon premier Yak. C'est en fait une grosse vache avec pleins de poils longs. Mais l'animal est plutôt farouche et part assez vite. Le Yak ne survit pas à moins de 3000m. Le Monastère est le premier que je visite et du coup je suis complètement sous le charme. Les Bonzes répètent avec leur instrument de musique, le ***** qui accompagne les chants rituels. Il pleut. Il fait un peu froid. Nous mangeons encore pour un régiment et repartons pour Paro. Nous visitons en chemin un des temples les plus sacrés du Bhoutan qui est sensé recouvrir le pied gauche d'une ogresse vaincue par un roi qui construisit 108 temples en 1 jour. Cent-six sont au Tibet, 2 au Bhoutan. Nous visitons ensuite des ruines et partons manger. Je prie pour ne pas trop manger. Peine perdue... Tous les kilos perdus pendant le trek vont se réinstaller, voire plus. Le lendemain nous partons pour le Nid du Tigre qui est l'icône du pays. Il pleut. Nous partons 30 minutes en voiture et c'est ensuite 2 heures de grimpe sous la pluie. Les nuages sont épais et nous ratons la plupart des points de vue. Le dernier est quand même visible et révèle un Monastère perché au bord d'une falaise à pic sur 1000m. Impressionnant. Sans rentrer dans les détails, c'est le 2è Bouddha (Guru Rimpoche) qui a médité ici au VIIIème Siècle et les fidèles ont construit un Longhka (Temple en Bhoutanais) 1000 ans plus tard. C'est aussi celui qui a apporté le Bouddhisme au Bhoutan. Malgré la pluie et la fine cascade devenue de véritables chutes que nous devons traverser, nous pénétrons le Monastère et visitons la cave où Guru Rimpoche a médité (pieds nus, mouillés, dans une cave à 3500m....) puis le principal Longhka. Nous redescendons ensuite trempés jusqu'aux os pour se rendre compte que la petite rivière est devenue un torrent, largement sortie de son lit. Le retour à l'hôtel est sport (heureusement on a un 4x4) et nous visitons rapidement le musée et le Dzong de Paro. Un Dzong est une forteresse toujours active qui renferme généralement un Longhka et des offices de fonctionnaires. Ici c'est aussi la résidence de l'envoyé du Roi. Le musée contient une sculpture très impressionnante représentant les 4 branches du Bouddhisme avec un millier de détails. C'est beau mais la route pour Timphu, la capitale, inquiète notre chauffeur. Il a raison. Le torrent est de plus en plus inquiétant et la route est sur le point d'être fermée. Moi qui m'attendait à des vacances tranquilles au Bhoutan... Sur la route, de nombreux éboulements, le torrent atteint des fois la route, mon guide n'a jamais vu ça. Par endroits la route toute neuve (même pas un an) s'est effondrée. Nous atteignons Timphu 2h plus tard, enfin. En me couchant je regarde les infos locales en anglais. Rien de tel depuis 1969. Il y a un aussi cyclone très violent sur le Bengale qui rentre dans les terres, ça par contre on avait bien compris qu'il y avait quelque chose de pas très habituel. Le Bhoutan et le Bengale partage une frontière au fait...

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Nous sommes donc dans la capitale, Timphu. C'est la seule capitale au Monde a ne pas avoir de feux de circulation. Les deux croisements de la ville (même pas 100000 hab) sont organisés par 2 hommes en blanc. Nous commençons le matin par un point de vue et un mini zoo où on trouve des takins, les animaux emblèmes du Bhoutan, mi-chèvre, mi-vache, charmant. Nous descendons ensuite vers un monastère de nonnes et on a de la chance, les nonnes sont sur le point de finir la lecture d'un million de mantras. En plus il y a la réincarnation d'un bouddha. Mon guide et moi se faisons bénir et admirons la ferveur des croyants. La suite est moins excitante avec la visite de plusieurs ateliers et écoles d'arts traditionnels ainsi que la visite de l'hôpital traditionnel et son musée très intéressant (Tony je bosse pour toi...). Nous visitons l'après-midi 2 Dzongs. Le plus ancien du Bhoutan et celui où le Roi a ses bureaux. Les 2 sont magnifiques, notamment les Longhkas. Ce qui m'impressionne surtout ici c'est à quel point religion et pouvoir sont indissociables. Les Lamas de haut rang ont un pouvoir décisionnel dans le Royaume. Je me rends compte aussi (et mon guide me le confirmera) que mythologie et histoire du Bhoutan sont indissociables. C'est passionnant. Lors de la visite du dernier Dzong, j'ai même la chance d'apercevoir la Reine. Quelle belle journée. Le lendemain nous partons faire une balade au monastère de Cheri, lui aussi perché sur une colline. Par chance il fait beau. On voit des cerfs dans le monastère mais tous les bonzes sont absents. Ils sont en bas de la colline avec la plus haute éminence bouddhiste du pays. Lui, je ne l'apercevrai pas... Sur le chemin du retour on voit 2 langurs, animaux à mi-chemin entre le singe et le lémurien. C'est supposé nous porter chance. Nous allons ensuite visiter l'hôpital de la ville, le plus grand du pays et une des amies techniciennes de Wangchuk me montre le service de radio (pas de MedNuc évidemment). Je rencontre la radiologue du service présente ce jour là et il y a quand même du beau matériel. Puis elle me raconte qu'il y a beaucoup de travail, qu'ils ne sont que 4 radiologues.... au Bhoutan.... C'est pas beaucoup... A midi on mange sur des étals (enfin) tibétains et on goûte aux momos. C'est bon. C'est comme des raviolis en fait. On goûte aussi la spécialité de la patronne, les tripes. Celles-ci étaient pas très bonnes et désormais je me contenterai d'en manger en Europe... C'est plus sûr... L'après-midi c'est libre, je profite de la ville, je visite le Chorten en hommage au précédent Roi et admire la ferveur des croyants qui circumbulent autour, sans cesse et qui tournent les roues pleines de mantras. Le soir je rencontre le frère de Wangchuk, Palden. Ils ont passé l'après-midi à se faire passer un savon par le Ministre du Tourisme. Pourquoi? Parce que la Reine aussi m'a aperçu... En T-shirt et en tongs, dans l'enceinte du Dzong. Wangchuk va perdre sa licence de guide. Il devra la repasser. Il me rassure en m'expliquant que ça ne dure que 2 semaine, et ce sera gratuit lui a promis le Ministre. En plus il y avait d'autres touristes en T-shirt ce jour là... J'espère surtout qu'il pourra continuer le voyage avec moi....

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Ouf, c'est bien Wangchuk qui m'accueille le lendemain, avec Pema notre chauffeur et nous partons direction Punakha où il y a un des plus beaux, si ce n'est le plus beau Dzong du pays. En fait j'ai enfin compris ce qu'était un Dzong. C'est comme une préfecture avec un monastère à l'intérieur. En route nous passons par la passe de Dochu La qui est à 3140m et nous mangeons juste avant Punakha. Le Dzong est à la jonction de 2 fleuves et de nombreux jacarondas bordent un des fleuves. C'est le Dzong où les 3 rois avant l'unification du pays se réunissaient pour discuter. C'est aussi le seul Dzong qui possèdent 3 cours (2 normalement). Il y a aussi un Chorten (Stupa en tibétain) et un Banyan sacré. Après la visite du Dzong nous partons à la visite du Temple du Fou Divin. En fait, ce gars là était vénéré parce qu'il était un peu à côté de la plaque. D'ailleurs, d'après la philosophie bouddhiste himalayenne, la folie n'est pas très loin de l'illumination. Bref, ce saint là, Lama Drukpe Kunley, vivait de femmes et d'ivresse. C'est d'ailleurs son pénis qu'on voit sur la plupart des maisons bhoutanaises. C'est un signe protecteur. En arrivant au Temple, beaucoup de moines sont en train de prier. Mon guide m'explique que si il bouge d'avant en arrière, c'est pour rester éveiller, et après ça devient habituel. Je fais une offrande et me voilà bénit par le supposé arc du saint ainsi que par une représentation de son pénis. Chouette. Nous atteignons Wangdue Phodrang le soir et nous visiterons le Dzong demain. Le Dzong est charmant et c'est le seul à ne pas être restauré. Nous partons ensuite à Phobjikha pour se faire une petite balade dans la vallée (hohow deudana lalilala). La vallée est en fait très élevée et il fait très froid. On marche dans une forêt de pins bleus et nous marchons trop loin. Il faut couper à travers champ, ce qui n'est pas sans me déplaire. Nous arrivons ensuite dans une ferme et notre hôte nous offre de l'ara maison. Wouhaou, c'est fort mais la préparation est marrante. Elle fait fondre un bon morceau de beurre de yak, ensuite elle fait revenir un oeuf façon brouillée et ensuite elle rajoute la gnôle. C'est pas mauvais mais c'est pas très banal. On reste un peu trop longtemps et on rentre une fois le soleil bien couché et nos sens bien anesthésiés. Nous passons par un monastère et nous refusons bien poliment une partie de foot locale. Le soir il fait froid, surtout une fois l'ivresse disparue mais le lit est très confortable et le plat d'ema datse est particulièrement fort ce soir.

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Nous partons le lendemain à Trongsa. En route nous voyons un beau troupeau de yaks, rasés de près pour l'été. La ville est très belle et le Dzong un des plus impressionnants de par sa position stratégique, perché en haut d'une falaise. Tous les Princes héritiers doivent gouverner cette province, ce qui lui confère un rôle bien particulier. Le musée est superbe et a été rénové par la même équipe que le musée de Patan (pour ceux qui suivent). Nous partons ensuite à Bumthang, capitale culturelle du pays qui est le haut lieu de nombreux pèlerinages mais aussi de nombreux festivals. En chemin nous rencontrons une des reines et je manque de me cacher... Trop peur maintenant. Le Dzong est supposé être le plus grand du pays, mouais. Le lendemain nous partons visiter les environs. Nous visitons un premier Goemba, un des plus vieux du pays, aussi vieux que celui de Paro et recouvre cette fois le genou gauche de l'ogresse. C'est un lieu très saint et par chance il y a des cérémonies. Chants de bonzes et conches sont de la partie. Nous visitons ensuite un autre Lakhang où Guru Rimpoche a médité. Le premier Temple est un lieu très saint aussi mais par malchance, une des Reines est là. C'est pas possible, la famille royale nous suit!!! On ne paut donc pas visiter les 2 autres Temples. Tant pis, on a vu la cave où le fondateur du Bouddhisme bhoutanais a médité, c'est l'essentiel. Le reste de la matinée nous nous promenons à travers champ et visitons les Goembas lorsqu'ils se présentent. J'ai même la chance de porter une veste en chaînes créée au XVè Siècle par Pema Lingpa, le plus grand chercheur de trésors selon le Bouddhisme bhoutanais qui a découvert beaucoup de trésors cachés au VIè Siècle par Guru Rimpoche, considéré comme le second Bouddha de notre temps. Bref, ça porte bonheur me dit-on de faire le tour du monastère 3 fois avec cette veste de 20 kilos sur le dos. Un tour suffira.... L'après-midi, encore un lieu saint, un lac où Pema Lingpa a trouvé un des trésors les plus sacrés du Bhoutan. La dynastie actuelle est aussi descendante de Pema Lingpa et le 4è Roi, le père du présent, est considéré comme une réincarnation de celui-ci. On visite aussi le premier palais royal du pays qui ressemble à un petit dzong. On rentre donc tôt et je me fais offrir un bain de pierres chaudes. C'est chaud, très très chaud. Je mets 10 bonnes minutes pour rentrer dans le bain et y reste 20 minutes. Je sors tout rouge et tout chaud. Le soir pas d'électricité, je me couche tôt.

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Aujourd'hui on a de la route et on part direction Mongar. La route est vraiment belle mais si tombe, on tombe de haut. Certaines routes sont sur des falaises de 1000m à pic. La plus haute des passes est à 3750m aujourd'hui et les nuages sont de la partie. On arrive vers 16h et la ville n'offre rien de spécial. L'hôtel est occupé par des moines qui bénissent la maison. La cérémonie dure trois jours et le lendemain matin c'est à 4h30 que les chants commencent, avec des trompettes et des cloches évidemment. La route pour Trashigang est longue aujourd'hui aussi et l'air est plus chaud. L'Inde n'est plus très loin et les visages changent doucement. En chemin on visite le monastère le plus important du Bhoutan oriental, Drameste Goemba .On arrive le soir à Kanglung, dans la famille de Wangchuk. Ce sera notre base pour les derniers jours. Je suis accueilli par toute la famille et c'est un plaisir d'arriver dans une maison. J'essaye d'apprendre à cuisiner local et le soir je rencontre l'oncle de Wangchuk. Un drôle d'énergumène qui est resté en Inde 35 ans. Sa famille l'a retrouvé à Mumbai, avec des dreadlocks tombant jusqu'aux chevilles, une peau foncée et 35 ans de plus. Il prétend avoir rencontré pleins de gens connus dont la fille de Clinton et le fondateur des guides Lonely Planet avec qui il aurait voyagé près d'un an. Sympa le garçon mais pleins de mensonges d'après mon guide. Bref.... La famille de Wangchuk continue à me raconter leur histoire. Le père tibétain est décédé dans les années 90 et a son propre monastère au Tibet qui est devenu un des lieux phare du tourisme là bas, au grand regret de sa mère. Le grand-père est une réincarnation d'un grand Lama et un temple a été érigé à 3 jours de marche d'ici dans un parc national. Ce parc national, parenthèses, est une réserve créée pour une seule raison, protéger une espèce bien particulière, le migoi, plus connu sous le nom du yéti. Un nouveau trek a vu le jour il y a peu de temps d'ailleurs pour aller à sa rencontre. La mère de Wangchuk prétend même l'avoir vu un jour... Le lendemain nous partons pour Trashi Yangtse. Un petit bled à 3 heures de route. C'est le lieu où se trouve une copie du stupa de Bodnath à Katmandou, en plus petit. La raison est qu'un Lama est venu à Bodnath et a vu le temple, il a acheté une maquette en radis (bizarre quand même) et le radis a rétréci en chemin... Le soir j'ai le plaisir de voir de la fougère sur la table. Alors quelle est la meilleure fougère? Et bien, c'est la bhoutanaise.... La préparation est délicieuse et je me régale d'en reprendre avec un peu de riz, des momos et de l'ema datse. Le lendemain c'est avec plaisir que nous partons en randonnée après 3 jours de voiture intense... Nous partons vers le village au dessus de Kanglung et nous marchons 3 heures. C'est le dernier jour d'école et les écoliers sont très contents de me voir. Je blague un peu et nous partons manger près d'un lac. Après manger on part accrocher des drapeaux tibétains pour me souhaiter une bonne et prudente fin de voyage. L'après-midi on rentre doucement à la maison en passant par l'Université, la seule du pays, et elle se trouve dans son village.Le soir je m'attache à apprendre la cuisine et j'apprends ainsi à faire l'ema daste et les momos. Qui n'en veut?

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Il ne me reste plus que 2 jours au Bhoutan et on part vers 9 heures ce matin là. Il n'y a que 5 heures de route jusqu'à la frontière aussi mon guide s'efforce de trouver des choses à faire. Le premier temple est vraiment chouette, il y a plein de monde, c'est la pleine lune. Le deuxième est particulier dans la mesure où le Rinpoche m'offre l'opportunité de prendre des photos à l'intérieur du Temple. Profitez avec moi, c'est exceptionnel... Mon guide venant de l'Est, ça doit être pour ça qu'on m'offre un passe-droit. Dernier village avant la frontière, on assiste à un festival. Le Bhoutan fête l'anniversaire du Bouddha avec un mois de retard avec le Népal et le reste du monde Hinayana. On assiste a une danse complètement folle du Bouddha, avec la tradition tantriste et ce dans la seule rue du village. Le reste du voyage vers la frontière est souple et au fur et à mesure que l'on approche, la vision des plaines de l'Assam se fait de plus en plus clair. La fin de l'Himalaya est proche. On arrive à Samdrup Jongkar vers 16h. L'air est chaud et sirupeux, les gens sont un peu différents et même si les bâtiments sont similaires à ceux vus 3000 mètres plus haut, on est à quelques pas de l'Inde chaotique et poussièreuse. Enfin je me pose et en fait non.... Demain c'est la grève en Assam. Il faut donc prendre une décision. Soit je reste et je prends la risque de rester une nuit de plus ici, voire 2 ou 3, soit je pars à l'instant..........

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22 mai 2009

Trekking et Bouddhisme au Népal

Une fois arrivé à Lumbini je rejoins le monastère coréen pour le coucher de soleil et me prépare pour une vie monacale de 2 jours. Lumbini est le lieu où Siddharta Gautama est né. Demain c'est son anniversaire. Il y a 2553 ans naissait dans le village de Lumbini le futur Bouddha. Le festival est plutôt marrant et s'apparente plus à une kermesse de fin d'année qu'à une célébration religieuse. Le matin, vers 6h avait lieu quand même quelques rituels (chants et prières) des différentes branches du Bouddhisme. Je passe le reste de ma journée à parler avec les quelques moines et saddhus anglophones et visiter les monastères. Les Hindous vénèrent aussi Bouddha parce qu'il est considéré comme la 9è réincarnation de Vishnu. Certains scolaires disent qu'en fait, les Brahmins ont considéré cette réincarnation pour faire revenir dans les rangs les quelques premiers convertis. Les monastères sont beaucoup plus éloignés qu'à Boddhgaya mais sont plus beaux et plus grands. Mention spéciale au monastère allemand, immense, exubérant et fascinant qui s'apparente au Bouddhisme himalayen. Au monastère coréen je rencontre un Polonais, sur la route depuis 18 ans. Dingue. Un type très intéressant sur le chemin de la recherche de l'élévation spirituelle...

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Je passe une dernière nuit à Lumbini et pars le lendemain matin pour Pokhara. La première partie du trajet se fait sur le toit du bus par manque de place. La deuxième partie dans le bus mais avec une chèvre sur les genoux, écrasés par le siège de devant. J'ai donc décerné la palme du trajet le plus pénible à celui-ci. Je rencontre malgré tout un type très attachant, Maniram, cuistot dans une gargotte à Pokhara. Il me parle de sa spécialité, le steak au poivre. Ca fait presque 2 mois que j'ai pas mangé de vache. Après les derniers préparatifs pour le trek et avoir rencontré mon guide Chhetra je pars au resto de Maniram plein d'espoir. Il est tellement content de me voir qu'il m'offre l'apéro avec des boulettes de poisson frit. Le steak est si bon que je lui promets de revenir dans 10 jours à la fin du trek.

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J1- Après une petite demi-heure de voiture, on débute le trek à 8 heures par une bonne montée. La randonnée que je pars faire s'appelle le sanctuaire de l'Annapurna parce qu'elle permet de rejoindre le camp de base de l'Annapaurna I et Sud. Le camp de base est entouré par une chaîne de montagnes considérée comme sacrée, d'où le sanctuaire. Cette première montée est bien pentue et un tour de chauffe m'aurait fait beaucoup de bien. On part de 1130m et la passe du jour est à 2100m. Quand même. La saison des rhododendrons est finie c'était le mois dernier mais Chhetra me dit que c'est pas trop grave, maintenant c'est la saison du maïs. Génial. On sent aussi que la mousson n'est pas très loin et le ciel se charge de nuages dès midi et la pluie tombe peu après le déjeuner. On atteint Landruk à 16h avec la promesse de l'eau chaude. Tu parles... Le dîner n'est cependant pas trop mal avec un Dhal Bhat correct.

J2- Réveil 5h30, petit-déjeuner consistant et petite marche de 4 heures. On arrive à Chhomrung à 11h et BAM!!! Tempête de grêle. Quelle chance d'être arrivés à temps. Il doit neiger pas mal là haut.... Aussitôt arrivé mon guide informe les villageois que je suis médecin et ça tombe bien quelqu'un est malade. 40 minutes de descente et une heure de remontée, un petit extra pour les jambes... Elle va mieux apparemment. Juste avant je suis passé au dispensaire sans médecin mais avec un matériel rudimentaire et des médicaments de base dont nombreux sont périmés. Je prends la tension de la patiente et aussi de tout le monde qui me remercie avec 1000 sourires, du thé au beurre de yak et des petits biscuits.

J3- Le temps est superbe, les montagnes sont dégagées et les vues merveilleuses. On commence la marche assez tôt et on rencontre des singes au passage. On atteint Doban pour le repas, juste avant la pluie qui restera fine toute la journée. On arrive à Himalaya mais pas de chance il n'y a pas de chambre de libre. Pas grave, on continue jusqu'à Deurali qu'on atteint vers 17h après 7-8h de marche. L'altitude est de 3200m. Dernier stop avant le camp de base. Les nuits commencent à être un peu fraîches et je regrette un peu de ne pas avoir loué un sac de couchage. Je dormirai avec une couverture en plus.

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J4- La nuit n'a pas été très reposante. Ca doit la pizza de la veille. Trop salée. On voit les premières neiges peu après le départ de Deurali et on atteint le camp de base du Machapucchre (autrement appelé la queue de poisson) à 9h, 3900m. J'appelle Flo pour lui dire que tout va bien, 3 euros la minute, normal. Le gars m'offre le thé du coup, sympa. Une heure et demi plus tard, non sans avoir pu voir quelques rats de montagne et des oiseaux de toutes les couleurs, nous atteignons le camp de base, 4130m. Le temps de la montée a été fabuleux et les étudiants anglais en médecine que j'avais rencontré un peu plus bas sont tout rosé, voire rouge. Il y a 2 jours, là où la grêle tombait à 2000m, c'était tempête de neige.... La journée est souple avec volleyball, bouquins, jeux de carte et thé au gingembre.

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J5- La nuit fut fraîche, froide, très froide en fait. C'est sur, le sac de couchage n'aurait pas été de trop. Réveil à 5h, nuages. Mais éclaircies à 6h et à 6h30, plus un seul nuage et des vues du sanctuaire splendides. Je vois mon premier sommet de plus de 8000m. L'Annapurna I, 8091m. Wouhaou! J'ai les doigts bleus mais je m'en fous, le soleil les chauffera dans 20 minutes. Le panorama est fantastique avec des sommets enneigés à 360°. Après un petit-déjeuner consistant, on descend (et on remonte) jusqu'à Sinuwa. Le temps de la descente Chhetra me chante 2-3 chansons en français. Plutôt sympa et marrant. Elle descend de la montagne à cheval, etc. Ce qui nous aura pris 2 jours pour monter nous prendra 1 jour pour descendre. Je suis naze. Mes genoux sont en compote. Encore 4 jours de marche...

J6- Allez on se motive, le sanctuaire, y a pas que ça dans la marche... En plus la nuit a été très bonne. Tant mieux parce qu'aujourd'hui et demain ce sont les marches les plus longues m'explique Chhetra. Sept et huit heures respectivement... Et c'est pas que plat. On part d'en haut, on descend, on remonte, on redescend, on remonte et on redescend un peu. Epuisant. Mais c'est beau. On arrive à Gandruk, la capitale du coin. Le village compte 2000 âmes et un monastère. C'est le plus beau village du trek et les vues sont pas mal. Il y a même un petit musée. L'eau de la douche est enfin chaude.

J7- On part à 7 heures dans une ambiance brumeuse qui ne partira pas de la journée et qui amènera quelques gouttes d'eau plus tard dans la matinée. On aperçoit quelques pics (Gayapurna, Annapurna Sud, Himchuli, Machapucchre). La brume gagne la bataille et la jungle que nous traversons s'enveloppe d'une brume de plus en plus épaisse. La jungle au Népal c'est un peu comme une forêt de montagne chez nous, beaucoup de conifères. Mon imagination travaille et je m'imagine au moyen-âge prêt à être attaqué par des bandits de grand chemin au dents noires ou encore prêt à troquer des moutons contre du sel. Malgré la pluie, la durée de la marche, la montée quasi constante, c'est une de mes journées préférées. Les deux prochains jours seront souples, 4h et 2h de marche. Le réveil par contre..... Pas sûr... Il faut se réveiller à 4 heures pour bien voir les sommets à Poon Hill. Le soir je rencontre Pau, Nestor et Diego des potes à Julien, le frère de Flo. Plutôt marrant de se retrouver ici. On discute de nos voyages mais la fatigue l'emporte.

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J8- Le huitième jour je pense forcément à toi mon Romi. Le réveil à 4 heures n'est finalement pas si difficile mais la montée sur Poon Hill est par contre assez brutale. L'effort n'est cependant rien face au spectacle du lever du soleil sur la chaîne de Daura Ghili dont le plus haut sommet fait 8193m. La météo est avec nous. C'est cool, elle aura été avec nous quand il le fallait. On voit le soleil se lever sur toute la chaîne de montagne, d'abord bleue, puis faiblement rouge tournant au rosé et enfin blanche étincelante une fois le soleil assez haut dans le ciel. Après la montée de Poon Hill, la descente vers Tikhe Dhonga est longue. On descend, descend, descend. Dix mille marches peut-être. Et je plains tellement les touristes que je vois faire le chemin inverse.... On arrive vers 11h, les genoux en compote. Mais c'est pas grave, j'ai une journée de repos devant moi avant le retour à Pokhara.

J9- Dernier jour de randonnée, facile en fait. On marche 2 heures sur du plat plus qu'en descente et on est à l'arrêt de bus.

Le bus pour Pokhara prend 2 heures de plus et on arrive pour le déjeuner. On visite rapidement la ville et je me décide à faire du parapente. Bonne idée!! Je rentre dans une boutique et le mec, suisse, me dit OK mais on y va vite parce que le temps est super et ça risque de pas durer. Le type s'appelle Sébastien et me raconte qu'il a été champion de France de parapente en 1995. Chouette. On part donc en taco en haut de la colline, à Sagarkot. En haut il m'explique 2-3 trucs et c'est parti. On court un peu, je perds mes lunettes de soleil et ça y est on est dans le ciel. Wouahaou!!! DANS LE CIEL, comme des oiseaux. On cherche les courants chauds, pas trop mais on glisse sur l'air pendant une heure et on arrive près du lac. Aussitôt je remonte pour récupérer mes lunettes, que je retrouve par chance et je redescends. On dîne tôt chez mon pote Maniram que j'avais rencontré dans le bus de Lumbini et on se couche tôt aussi. En fait je suis épuisé... On a marché plus de 100 bornes à plus de 2000m quand même.

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Le lendemain on prend le bus pour Katmandou. On part à 7 heures et le bus est remarquablement à l'heure. En plus aucune manifestation ne nous a arrêtés. En fait le Premier Ministre a démissioné il y a 2 semaines et depuis c'est un peu le bordel. Mais rien de visible... Même pas à Katmandou. On arrive en début d'après-midi, je dis au revoir à Chhetra et je me dirige vers le Temple de Swayambhunath, le temple aux singes. Les premières impressions sont bonnes. Je me ballade gentiment dans la ville et je tombe sur plusieurs temples, dont un qui donne sur un Ghat crématoire avec une dépouille en train de brûler. C'est toujours impressionant. Je marche tout doucement et j'arrive sur la porte de l'Est qui donne sur des escaliers pentus. Je gravis donc les marches et je tombe sur le temple sur lequel on peut voir un des symboles les plus connus du Népal, les yeux du Bouddha, son nez en forme de point d'interrogation qui est en fait le chiffre 1 en Nepali et le 3è oeil. En fait, tous les temples népalais sont comme ça... Je tourne en rond et je finis par entrer dans un des monastères où je me vois offrir le thé népalais, un thé au beurre et au sel. C'est pas mauvais, c'est pas très bon non plus. Je rentre doucement et je mange italien ce soir. Katmandou est un paradis culinaire pour ceux qui voyagent depuis longtemps. Premier soir donc, gnocchis au fromage et au beurre de sauge avec un verre de vin. Demain soir ce sera tapenade, poivrons à l'huile et plateau de fromages. Je me couche et je visite la ville le lendemain. Katmandou est pleine de surprises. Après tout ce que j'avais pu entendre, lire, voir, je suis surpris par la ville. C'est vraiment beau. C'est pas aussi pollué que Kolkata, pas aussi peuplé que Dhaka et pasaussi bruyant qu'une autre ville du sous-continent finalement. C'est plein de temples, de divinités, de bouddhas à chaque recoin. Il y a aussi plein de squares ouverts seulement par des tunnels tout bas. Le square principal s'appelle Durbar (comme dans toutes les grandes villes) et il est rempli par des temples et le Palais Royal transformé en musée. Pas la peine de s'étendre, c'est beau. Les gens sont adorables même s'il y a quand même pas mal de rabatteurs et de vendeurs de bric-à-brac.

Le lendemain je pars à Bhaktapur avec Chhetra et son oncle chauffeur de taxi (perd pas le nord...). La ville est encore plus médiévale que Katmandou avec des maisons et des immeubles en bois et en briques. Les véhicules sont interdits dans la ville sauf les charettes... Ca donne un charme évident. Le retour est par contre un échantillon de Katmandou comme on me l'avait décrit: pollué et embouteillé...

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Le lendemain, je pars visiter Patan le matin. C'est une petite ville au sud de Katmandou, pas très loin en fait qui est tout à fait jolie. C'est un peu comme Bakthapur mais en plus condensé. Le Durbar square est le plus dense de tous les squares népalais à ce qu'on dit. Beaucoup de temples dont 2 d'inspiration indienne. Il y a aussi le Golden Temple dont l'inspiration est exclusivement bouddhiste tantriste. Ce Bouddhisme là est tout à fait différent de celui que nous avons pu voir en Asie du Sud-Est et ressemble à un mélange de Bouddhisme chinois, d'Hindouisme et de Tantrisme. Un brin étrange mais mon guide au Bhoutan m'en dira plus et éclairera ma lanterne. Le musée de Patan est superbe et est très clair quant à reconnaître les différentes divinités hindoues et bouddhistes. Vivement recommandé. L'après-midi je visite le temple de Pashupatinath, le temple le plus sacré du Népal, interdit aux non-hindous. Heureusement il est au bord d'une colline et on peut apercevoir l'intérieur, pas plus. A côté du temple il y a un ghat funéraire et le fleuve qui longe le temple est lui aussi sacré. Il se jette dans le Gange d'ailleurs. Il y a aussi un temple où les Saddhus peuvent se reposer, quelques jours, souvent quelques années. Je rencontre un groupe qui est là depuis 35 ans. Pas mal. Il y en a un qui ressemble même à Georges Harrison. Je continue ma ballade et je me dirige vers Bodnath, le plus haut lieu sacré du Bouddhisme népalais. Beaucoup de Tibétains se sont réfugiés ici après 1959 et la culture tibétaine y est du coup très présente. Le Bouddhisme tibétain est vraiment très différent.... C'est assez impressionnant comme on est pris dans la force centrifuge de la foi et du coup je ne me rends même pas compte que ça fait déjà quelques tours que je fais autour du Stupa. Pleins de drapeaux et de guirlandes tibétaines recouvrent la Stupa. Plusieurs monastères sont présents alentours. Je rencontre mon pote Chhetra et son oncle chauffeur de taxi, mais aussi un autre oncle qui nous invite à boire le thé dans son quartier. Pleins de curieux se retrouvent autour de nous et nous rentrons doucement à l'hôtel après le thé. Je passe mon dernier jour à faire du shopping et acheter quelques bonnets et autre. Chettra passe me prendre et m'amène à l'aéroport. En partant il me recouvre d'une écharpe blanche, son oncle aussi. Je suis touché... C'est une grande marque de reconnaissance chez les Bouddhistes himalayens. On fait nos adieux et je pars au comptoir de Druk Air, la seule compagnie aérienne à avoir le droit d'atterrir à Paro au Bhoutan. C'est la compagnie nationale, un seul avion, un seul aéroport....

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J'ai vraiment été surpris par le Népal. Je ne m'attendais pas à autant aimer le pays, la capitale Katmandou, les montagnes, les gens, leur ferveur religieuse. Top!!

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20 mai 2009

Incredible India, Part Deux

De retour à Kolkata, pas grand chose, visite du Musée, internet et train de nuit pour aller à Gaya puis Bodhgaya en auto-rickshaw. Le train en Inde, c'est vraiment un truc marrant. Et les gares.... Il doit y avoir 100.000 personnes dans une gare indienne. Et la gare de Kolkata ne doit pas être la moins busy. J'ai pris une place dans la classe 3 A/C, c'est à dire qu'on est 6 dans un compartiment. Je le partage avec une famille en pèlerinage. Chouette. Arrivée à Gaya à 5 heures, tête dans le chou. Et visite le matin même du temple Mahabodi. C'est un temple érigé par l'Empereur Ashoka à l'endroit où le Bouddha a trouvé l'Illumination. Le lieu est magnifique et est inscrit au patrimoine de l'UNESCO.

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Peu de moines sont présents malheureusement, c'est la saison chaude et il fait trop chaud. Le tour du Temple est magique et le Banyan sacré où le Bouddha a médité 49 jours avant de donner son enseignement est une réelle invitation à la méditation. Je reste toute la matinée dans le Temple et visite les Monastères l'après-midi. La plupart des pays bouddhistes ont leur Monastère et c'est un plaisir de voir toutes les cultures bouddhiques en un seul endroit. Par contre il fait chaud, 45°C. Je rencontre ainsi des moines de tous les pays, surtout Tibet et Bhoutan. Le lendemain, je retourne au Temple tôt le matin et reste tranquillement toute la matinée jusqu'à mon départ pour Varanasi.

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Le train prends 4 heures et j'arrive chez mes amis Christian et Rita que j'avais rencontré au Bangladesh vers 19 heures après que mon malheureux auto-rickshaw ne rende l'âme. Le chauffeur a même poussé son rickshaw sur 100 mètres avant que je lui dise que je finirai à pieds. On passe chez le vendeur de bières gouvernemental et on passe la soirée a jouer à des jeux de société et à refaire le monde. Ces quelques jours à Varanasi sont bien partis. Le lendemain je visite seul Varanasi. Cette ville anciennement appelée Bénares est un des lieux les plus sacrés de l'Inde et beaucoup de personnes viennent pour mourir ici, d'autres amènent un parent pour la crémation. L'appartement de mes amis n'est pas très loin d'un ghat, je commence ma ballade à partir de là. Un ghat, ce sont des marches qui descendent au fleuve et il y en a tout le long de la ville qui est construite que d'un seul côté d'ailleurs. Probablement à cause des crues du Gange. Mes amis me disent d'ailleurs que le fleuve sacré a énormément diminué depuis qu'ils sont partis. Bénares est remplie de Babas, ces ermites à l'énorme barbe qui fume des spliffs toute la journée. Il y a même des vendeurs gouvernementaux de bhang comme ils appellent ça, puisque c'est sacré d'une certaine façon.... Bref, je me promène toute la journée le long des ghats. Un des plus impressionnants est le Ghat funéraire où les crémations ont lieu. Dans mon imaginaire, j'imaginais des cortèges aquatiques et des crémations sur l'eau. En fait plusieurs crémations ont lieu en même temps et les linceuls recouvrant les défunts brûlent rapidement et les extrémités se dévoilent, assez troublant. Il n'y a rien de particulièrement solennel et beaucoup de gens, locaux et touristes, assistent aux crémations. Le soir j'assiste à la cérémonie de l'Arti qui vénère tous les Dieux du fleuve sacré et je rentre à la maison; demain nous partons pour Sarnath, ville où le Bouddha a donné son Premier Enseignement. Le lieu est plutôt calme et on ne voit pas le défilé des robes safran, ocre, orange, rose et blanche des moines et nonnes que l'on avait pu voir à Boddhgaya.

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On finit par rentrer sur Bénares pour faire la croisière touristique sur le Gange du Ghat crématoire à Shivala Ghat où vivent Christian et Rita. On arrive juste à temps pour profiter du coucher du soleil et de l'atmosphère. Le batelier est tellement sympa que nous lui donnons rendez-vous le lendemain, à 4h30, pour voir le lever du soleil. Un peu à la bourre, on arrive à 5h et le soleil n'est pas encore levé. C'est le meilleur moment pour voir les Hindus rendrent hommage au fleuve dieu Ganga et offrirent les pujas. C'est rempli de monde sur les ghats, et rempli de touristes sur les bateaux. C'est vraiment impressionant cette ferveur. L'après-midi je visite la ville avec Christian qui connaît bien les lieux. Il me montre les coins et recoins de la ville. Le soir c'est resto chic dans lequel on sert du vin. Le lendemain on se repose, beaucoup de discussions intéressantes et on visite à nouveau la ville mais la chaleur est de trop... Le soir ils invitent des amis et je participe ainsi à la vie expatriée à Bénares. Un peu de confort, une maison avec des aliments comme chez soi, ça fait du bien.

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Après le dîner, direction la gare. Mon train est prévu pour 23h15. Il arrive un peu avant 3h. Epuisé je trouve mon compartiment et ma couchette bien évidemment prise. Je réveille le type qui accepte de se déplacer mais non sans faire causette... Une heure plus tard, je m'endors et 2 heures plus tard les enfant commencent à crier et jouer, etc. Une bonne nuit de sommeil en somme. J'arrive à Gorakhpur à 11h et chope un bus rapidement un bus pour la frontière que j'atteins à 16h. Une petite heure de démarches plus tard et me voilà au Népal, dans le bus pour Lumbini, lieu de naissance du Bouddha. Demain c'est son anniversaire en plus.

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Beloved Bangladesh

Ahhh, enfin le Bangladesh, la découverte d'un pays très peu visité, dont on entend souvent parler mais pas vraiment en bien, pas vraiment en mal non plus en même temps. Pays jeune dont l'indépendance a été obtenue en 1971, le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé au Monde, et ça du monde il y en a... La pays a aussi banni les véhicules diesel et les sacs plastiques. Le bus partant de Calcutta est prévu à 5 heures, et par chance il est à l'heure. Arrivée à la frontière à 8h, passage sans difficultés et me voilà arrivé dans le pays. Mais pas à Dhaka.... Le voyage aura duré 15 heures avec un seul arrêt pour manger et une traversée en ferry des plus intéressantes. Je me suis accroché à ma vessie.... En route j'ai rencontré un couple de jeunes Américains qui vit à Bénares depuis 6 mois. Curieux je leur demande ce qu'ils font là-bas, s'ils sont étudiants, "nous étudions l'amour, méditons et lisons", whouah... OK donc vous chillez quoi, rien de plus, vous avez trouver un plan location pas cher et vous chillez toute la journée. En fait ils sont très sympas et gardent un minimum les pieds sur terre même si le syndrome bisounours américain est ici exacerbé au possible avec leur vision de l'amour partout ("this is A-mazing, cool, etc.). Nous prenons le même hôtel et visitons la ville le lendemain.

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Christian et Rita sont émerveillés par la ville. On nous dit que c'est férié et calme aujourd'hui. Pourtant qu'est ce qu'il y a comme monde. Dingo. Les gens sont sympas, crient "hello" à tue-tête, te demande d'où tu viens, restent avec toi pendant longtemps. Le touriste est une vraie attraction dans les bazars. On visite ainsi la ville et nous rencontrons entre autre Tipu, un Bangladi vendeur de cigarettes qui nous aura invité à déjeuner dans un de ses restaurants préférés. On visite Nazira Bazaar, la Mosquée Sitara, des ruines d'un ancien Palais, un temple Hindu et nous invitons à notre tour Tipu à dîner. Après manger nous partons en rickshaw (cyclopousse ici) à l'Université pour une petite ballade. Les routes sont difficiles à traverser et personne s'arrête. Il y a des feux rouges mais tout le monde s'en moque. Le retour en rickshaw est super sport avec des passages dans tous les coins et recoins de la ville. Il fait chaud. Les camions crachent une fumée noire et les bus nous doublent de si près que le rickshaw tremble. Bonne première journée, bonnes premières impressions. Nous faisons nos permis le lendemain pour visiter les tribus à l'est du côté du Myanmar et ce sera tout. Malade toute la journée.... Le troisième jour j'arrive à sortir de ma torpeur pour aller visiter les bords du fleuve et voir un peu d'activité.

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Les gens sont toujours aussi sympas et cette fois c'est un jour de semaine, donc encore plus de monde, de trafic, de pollution. La balade sur le fleuve est assez marrante et on est tout petit de notre barque face aux mastodontes à côté de nous. Nous saluons les gens et nous débarquons près du Palais Rose. La visite se fait sous la chaleur de midi et c'est à la limite de l'insolation et du supportable. Nous allons ensuite sur Hindu Street à Shankharia Bazaar. C'est pleins de couleurs dans tous les sens, c'est plein de gens partout, il fait encore plus chaud qu'hier. Nous récupérons nos billets de bus et de bateau et rejoignons Tipu. Il nous a invité à dîner. Nous partons donc en rickshaw et arrivons dans une sorte de quartier populaire, assez riche. D'ailleurs nous nous arrêtons au supermarché et là... Comme à la maison, avec des produits comme la vache qui rit. Marrant. Nous allons ensuite chez lui et nous prépare à manger. Une cuisine très bonne mais mon estomac est encore fragile. Après quelques photos, on s'échange nos adresses et nous nous disons au revoir. Tipu a vraiment été un type en or et fait fait intégralement partie de ce voyage. Je le reverrai avant de prendre le bateau. Nous rentrons sur les routes embouteillées et prenons des forces, je ne suis plus le seul à être malade.

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La journée de trajet pour aller à Bandarban dans les Hill Tracts est super tranquille pour la première partie avec du train en première classe, air conditionné et repas. La deuxième partie est très sport avec du bus local, du tuktuk pour aller à la gare des bus à l'autre bout de la ville et une chaleur écrasante. Mais y a-t-il un endroit où il fait moins chaud? A se demander... Au poste militaire, on prie pour qu'ils aient reçu nos demandes de laisser-passer. Et non.... Mais on arrive quand même à passer, ils sont trop contents de voir des touristes. Le registre de passage ne montre d'ailleurs que des officiels et des travailleurs pour des ONG ou UNICEF. On arrive enfin à bon port après encore 30 minutes d'auto-rickshaw, 12 heures de trajet. Long et épuisant, surtout quand on est malade. Notre première journée à Bandarban est plutôt douce avec une visite du marché le matin et une petite ballade dans les collines l'après-midi avec retour en barque. Les gens sont encore plus curieux ici et une foule de 30-40 personnes peut se faire en 10 secondes si on s'arrête. Nous rencontrons Kein, un réfugié du Myanmar qui est là depuis plus de 20 ans, son père était politicien... Bref, ici, à Bandarban, il y a beaucoup de Birmans, beaucoup de femmes portent même le Tanaka, le maquillage traditionnel. Les visages sont aussi différents, on n'est pas loin de la frontière. Après un repas birman léger, je me couche tôt en espérant que ça ira mieux demain, 4è jour de mauvais transit et de crampes d'estomac quand même..... Le lendemain, pleins de forces et d'énergie, je pars seul sur les sentiers avec un guide visiter les villages tribaux environnants. Il y en a 4 dont le village de mon guide. Le premier village est Tripura, le deuxième est Marma, les 2 suivants sont Bohms. Les gens sont relativement ressemblants quand même si ce n'est la façon dont ils s'habillent. Il fait chaud. Ca monte et ça descend, c'est chouette. Chaque chef tribal m'invite dans sa case et m'invite à boire ou manger un petit truc. La visite du 2è fut la plus difficile avec un tord boyau fait à base de riz et un fruit appelé pomme des bois qui ressemble à de la citrouille. Le tout avalé à 11h le matin avec le sourire.... Le dernier village est celui de mon guide. On reste un peu en famille et il me raconte des histoires de son village. Le lendemain, nous partons pour Rangamati, une autre bourgade des Hilltracts.

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Cette région est vraiment particulière tant d'un point de vue humain que géographique. Les visages sont ronds avec des yeux bridés, on est plus en Asie du Sud-Est qu'en Inde. Le voyage est superbe bien qu'inconfortable (beaucoup de bosses, de passagers et de cafards...). Les paysages sont vraiment beaux et je me rends compte que c'est souvent entre 2 destinations que j'ai vu les plus beaux paysages. Ici, au Bangladesh, ce sont souvent des paysages fait de rizières à perte de vue et dans les Hill Tracts, des collines s'ajoutent à la vue. Nous passons 2 postes militaires sans encombres si ce n'est le temps passé. Seuls les étrangers sont obligés de présenter pâte blanche. Nous arrivons enfin à Rangamati le soir et le lendemain nous partons en bateau pour découvrir le lac. Nous sommes obligés d'être accompagnés par une escorte policière. Pas génial pour rencontrer des gens mais passons. La journée est agréable et se fait au fil de l'eau, des cascades sèches et de quelques tribus au milieu des rizières bordant ce lac artificiel. Notre dernier arrêt est un temple bouddhiste. En effet dans cette région du Bangladesh, beaucoup de gens sont bouddhistes et les nombreux réfugiés birmans augmentent en plus cette communauté. Mon dernier jour dans la région est plutôt calme et je profite des derniers instants partagés avec Christian et Rita au bord du lac à savourer un délicieux poisson. Mon bus est à 16h et je fais mes adieux à ces adorables beatniks que j'espère revoir à Varanasi. J'aurai passé près de 10 jours aec eux quand même.... Ma nuit à Chittagong est calme et je prends le train le lendemain pour Dhaka. Aussitôt arrivé, j'appelle mon pote Tipu et je passe l'après-midi avec lui et sa femme. Quel type super! On n'en rencontre pas tous les ours des types aussi gentil que lui. Peut-être plus souvent au Bangladesh mais en France en tout cas.... Il m'accompagne au quai le soir pour mes 24 prochaines heures de bateau et nous faisons nos adieux.

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Le bateau que je prends ce soir et demain est surnommé "the rocket". Personne ne sait pourquoi. En tout cas, ce n'est pas à cause de sa vitesse. C'est un bateau à vapeur qui vogue sur le delta du Gange et du Padmée. Il ressemble au bateau qu'on voyait sur le Mississippi au temps de Tom Sawyer et d'Huckleberry Finn. J'ai une cabine pour moi tout seul, en Première. Les critères de la Première ne sont pas internationaux cependant, cafards et autres.... Mais j'ai quand même un point d'eau et un ventilateur. Je rencontre un représentant médoc sur le bateau et me dit que c'est la première fois qu'il parle à un étranger (hors Indien). Il m'offre le thé et nous discutons vaguement. Le lendemain la journée se fait doucement au gré du Delta, au gré des arrêts dans les villages bordant le fleuve, au gré des thés servis sur le pont, au gré des discussions sur l'Occident et l'Orient. Les paysages sont beaux et j'ai même la chance de voir un dauphin Irrawady au coucher de soleil juste avant d'atteindre Mongla. J'arrive à Khulna vers 22 heures et je me pose tranquillement à l'hôtel.

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Le lendemain, dernier jour de visite au Bangladesh, je pars à Bagerhat, unique site classé par l'UNESCO. C'est une petite ville à une heure de Khulna mais il faut passer par pleins de transports locaux, donc une bonne journée de visite. Les Mosquées sont vieilles de plusieurs siècles et s'étendent sur quelques kilomètres. La plus importante possède 77 dômes et est l'un des sites les plus connus du pays. C'est la Mosquée Shait Gumbad. A mon retour, je m'arrête dans un "centre commercial" et je suis surpris par la qualité des textiles. Vraiment beau et d'une grande qualité. Je sympathise avec le vendeur et il m'invite chez lui le soir même à manger chez lui. Je rencontre ainsi sa femme qu'il a épousé par amour, et qui par conséquent a fait l'objet du rejet du mariage par les 2 familles respectives. Il gagne 30 euros par jour et ne pense qu'à quitter son pays. Je lui explique que dans mon pays ce n'est pas si simple que ça non plus, son loyer à 15 euros par mois dans un appartement plus grand que le mien, c'est peut-être mieux... Difficile....

Le lendemain, retour à Kolkata. Je prends un premier bus, 3 heures. Deuxième bus, 2 heures mais il casse, il faut changer. Ce sera une heure de plus, serré comme jamais conduit par un chauffeur de F1. Les bus sont parfaitement défoncés, non seulement parce qu'ils ont de nombreux accidents mais aussi parce que tout le monde tape dessus. Bang bang je descend, bang bang, je monte, bang bang bang qui va à Benapole, etc. Passage de frontière très bien. Auto-rickshaw pendant 30 minutes pour atteindre la gare. Train pendant 4 heures. Auto-rickshaw encore mais cette fois c'est 30 minutes de trafic, baigné par la plus merveilleuse pollution. Ouf, je suis arrivé.

Le Bangladesh apporte au voyageur une quantité de sourires et de curiosité. Peu de sites archéologiques sont facilement accessibles. C'est un pays pas facile à visiter mais très gratifiant, avec des rencontres inhabituelles. 

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Kolkata, India in your face

Et voilà, on change à nouveau de culture et me voilà arrivé à Kolkata, anciennement Calcutta, capitale des Indes britanniques. Les premiers mètres et on ne s'y trompe pas. Le petit hochement de tête et c'est parti direction le centre. Chaotiques comme partout dans le pays, les routes pour aller au centre de Kolkata sont pleines d'activité et de vie, ça grouille. Arrivé à l'hôtel, réflexe internet après avoir été coupé du monde pendant 3 semaines et petite ballade autour du quartier. Les choses ont changé depuis les attentats me dit-on. D'ailleurs pour ouvrir un compte internet dans n'importe quel café internet, il faut une empreinte digitale, passeport et compagnie. Mon hôtel est miteux, à peine plus de 2 euros en même temps, faut pas s'étonner. Le lendemain je pars pour le consulat bangladi en rickshaw. Mais pas n'importe lequel, l'original, pas celui qui a un moteur, et pas celui qui ressemble à un cyclopousse, celui tiré par un gars. Impressionant. Au début, l'idée n'est pas très séduisante mais après tout, ça lui paiera un bon repas... Il a donc évité les grands axes pour éviter de nous faire écraser et du coup on a visité les petits quartiers pas très fréquentés des touristes. A l'arrivée, le consulat est fermé, pas de chance c'est férié. Je remercie donc mon rickshaw, le paye du double convenu pour la sueur versée sur son front et je pars à l'aventure tout seul me balader dans les quartiers de Kolkata.

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La ville est vraiment belle avec des bâtiments coloniaux massifs, impressionnants et très photogéniques eu égard à leur état fortement avancé de décomposition lié au climat. Les gens aussi sont sympas. Un peu moins qu'à Chennai (Madras) mais je réussis quand même à discuter avec pleins de mecs de la classe moyenne bossant pour Vodafone au service d'aide aux particuliers britanniques. On discute, on boit le thé, on joue aux cartes, on parles des filles. Bonne première impression. Par contre c'est crade, comment j'ai fait pour oublier que c'était si crade. J'ai aussi visité le temple le plus vénéré de Kolkata, le Temple de Kali. Très joli mais un peu gore... Ils égorgent 20 chèvres par jour et plusieurs centaines pendant la fête du temple... La moiteur y régnant s'explique. A côté se trouve le dispensaire de Mère Thérèsa. Et l'acceuil est plutôt mauvais. Même les bénévoles occidentaux te regardent de haut. La Mère Supérieure avec qui j'essaye m'entretenir me réponds sur un ton aigre et absolument inintéressé. Tant pis.

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Troisième jour, je réessaye le consulat du Bangladesh et je m'y rends cette fois en taco. Succès, je laisse mon passeport et je suis invité à venir le matin même pour un entretien. En attendant je rencontre Aaron, un Taiwanais sympa mais d'une naïveté... J'ai jamais vu ça. C'est la première fois qu'il voyage dans un pays en développement et c'est la première fois qu'il voyage seul. Il s'est déjà fait piquer son portable, racketter, mais rien ne l'arrête, il veut visiter (en 15 jours) l'Inde, le Bangladesh et le Népal. OK. On passe donc la journée ensemble à visiter les rues, c'est aussi la première fois qu'il mange dans la rue, avec moi. Je lui montre l'hôtel où je dors, il est surpris mais accepte d'y dormir, en attendant d'aller à Dhaka.

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Le soir je me rends au Victoria Memorial, un bâtiment impressionnant, massif, élégant et le coucher de soleil est rougeoyant. Depuis le début de l'après-midi on s'est même trouvé un pote, Harry, un petit Indien qui veut pratiquer son anglais. Quatrième jour, déjà, on décide d'aller cette fois au temple où Ramakrishna a rélisé un parcours très intéressant d'illumination au XIXè siècle qui prône l'union de toutes les religions. On visite donc le temple qu'il a construit, prions devant ses cendres et ensuite nous prenons une barque pendant 20 minutes pour rejoindre le temple où il avait l'habitude de prier. C'est joli et le fleuve est très vénéré avec pleins de gens dans l'eau, qui se lavent, se brossent les dents, nagent, etc. On mange local et on continue à se balader. Après avoir visité encore un temple Jain on rentre en métro et qui je vois pas, à l'autre bout de la ville, un des types qui bosse pour Vodafone. C'est marrant de retrouver des gens qu'on "connaît" dans une ville de 14 millions d'habitants, non? Bref, on part pour le consulat, on attend 2 heures et j'obtiens mon visa, 14 jours, pas beaucoup. Et Aaron, visa refusé. Pas de chance décidément... Le pauvre bougre, dépis, décide de rentrer à Mumbai pour prendre son vol retour plus tôt. Cela aurait été trop pour lui, Il veut du 5 étoiles et des gens gentils. Je le comprends un peu mais je suis quand même content de partir pour le Bangladesh demain.

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14 avril 2009

Une coiffeuse, un chauffeur de taxi et un tonton au Myanmar

Difficile de savoir par quoi commencer tant il y a de choses à dire pour introduire le pays. Premièrement le pays est aux mains des militaires depuis 1962. Suite aux manifestations de 1988, le gouvernement décida d'organiser des élections en 1990. Malgré une écrasante victoire de la Ligne Nationale pour la Démocratie, les militaires ne lâchèrent jamais le pouvoir. La capitale n'est plus Yangon mais Pyinmana, un bled au milieu de la jungle. Les ambassades n'ont d'ailleurs pas suivi. Elles sont toutes à Yangon. La Birmanie ayant une connotation anglaise ou colonialiste, le pays a été baptisé Myanmar, à nouveau. En effet c'était le nom dy pays depuis Marco Polo jusqu'à l'annexion aux Indes de la Couronne britannique Certaines personnalités politiques exilées ou étrangères comme Tony Blair avaient appelé au boycott du tourisme dans les années 90 tandis que d'autres l'encouragent ("c'est comme si on brûlait la grange parce qu'on n'a pas attrapé toutes les souris"). En 2003, Bush a demandé de bloquer toutes les transactions financières internationales avec le Myanmar ayant pour conséquence de fermer toutes les banques internationales et par conséquent l'absence totale de la présence de cartes de crédit. Par contre on peut changer de l'argent. Taux officiel, 400Ky pour un dollar, 1000 Ky dans la rue au marché noir, dirigé bien évidemment par les militaires. Le billet de 1000Ky est la plus grosse coupure. Changer 1000 dollars revient donc à avoir un million de Ky en billet de 1000.... Un petit sac à main ne suffit pas.


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Le Myanmar est resté dans les années 50. Seul 0,4% de l'agriculture bénéficie de machines. Des boeufs labourent les champs, les villageois se déplacent en calèche. De plus, le gouvernement restreint l'électricité à 3 heures par jour. Il faut donc faire tourner les autres heures à l'essence. Il règne donc à Yangon, et dans les autres villes, un bruit permanent de générateur. L'essence est elle aussi rationnée, 20 litres par mois. Sauf pour les militaires... 360 litres par mois, qu'ils aient une voiture ou non. Les militaires dirigent donc là encore le marché noir de l'essence. Aujourd'hui notre guide nous a dit une chose encore incroyablement grotesque. Ce sont les membres du gouvernement qui gagne régulièrement à la loterie nationale... Il est aussi difficile de rentrer dans le pays, surtout depuis le cyclone d'avril 2008 qui aurait fait plus de 1 million de morts. L'agent de voyage par qui nous sommes passés à Bangkok pour avoir nos visas myanmars nous a par conséquent demandé de changer nos professions. Nous sommes donc chauffeur de taxi (en hommage à Seb qui aurait du être là avec nous) et coiffeuse pour ce voyage.

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Voilà pour l'introduction du pays. D'autres choses viendront forcément au cours du voyage. Nous arrivons donc à Yangon le mercredi 25 mars et surprise, l'aéroport est flambant neuf. En fait le gouvernement a fait appel au travail forcé pour construire tous les aéroports du pays, certains étant complètement inutiles. Le gouvernement souhaite faire croire aux touristes fraîchement débarqués que le pays est riche et joyeux. En tout cas on aurait tendance à le croire quand on compare l'arrivée des touristes à Roissy devant un douanier pas très riche et pas très heureux... On arrive à l'hôtel et là, une vue époustouflante sur le Pagode Sulé, on est dedans presque. Le "groom" nous explique qu'il y a 2 types d'interrupteur: l'électricité du gouvernement et celle du générateur. Pas de chance l'air conditionné est branché sur le gouvernement.... Quelle chaleur. Notre première journée est simple, visite du quartier. Il est très central et curieusement on ne sent pas trop la présence militaire curieusement. On visite donc la Pagode Sulé, les rues adjacentes, le Palais de Justice. Tout est imprégné de la culture coloniale britannique et les bâtiments sont franchement majestueux et très beaux qui ne sont pas sans rappeler certains bâtiments coloniaux indiens. Les habitants sont curieux de nous voir et la plupart rient de nous voir et souhaitent pratiquer leur anglais. Notre guide nous expliquera que le tourisme a chuté de 250,000 à 30,000 en 1 an. Le soir nous rencontrons notre guide qui nous été recommandé par la mère d'Anne-Flo. Au début on voulait pas trop de visite guidée mais il était temps pour Anne-Flo de se reposer un peu et de prendre quelques forces avant son retour en France.

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La visite guidée commence le lendemain avec la visite de la Pagode Shwedagon, une merveille de l'art birman. Je ne vais pas m'étendre sur les particularités de la Pagode, les photos parleront d'elles même. Juste un truc qu'on ne verra pas sur les photos. En haut du stupa, il y a en haut plus de 1500 diamants totalisant 2000 carats plus un diamant bonus de 76 carats. Ce sont les vacances myanmares en ce moment et du coup beaucoup de jeunes font leur semaine sous les ordres. Il existe de nombreuses cérémonies noviciales et on peut voir pleins de jeunes qui vont devenir de jeunes, parfois très jeunes, bonzes. Le Myanmar est le plus pays qui a le plus de bonzes et bonzesses que l'on est visité. Il y a en tout 500,000 bonzes dans le pays, 1% de la population. La suite de la journée est plutôt tranquille avec visite des quartiers indiens, chinois. On visite aussi le marché pour s'acheter des longyis et du thanaka pour faire couleur locale. Je passe chez le barbier pour me faire couper les cheveux et la barbe.

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Le lendemain, nous partons pour le Rocher d'Or ou Kyaiktiyo qui se situe à 5 heures de route de Yangon. Nous visitons en chemin Bago avec sa pagode (la plus haute du Monde, 114m), son marché et son immense Bouddha allongé. Pour arriver à Kyaiktiyo, nous devons prendre aussi le camion. Moment intense... Ensuite il faut gravir une pente abrupte pendant une heure pour atteindre un des lieux les plus sacrés du Myanmar. Le panorama est à couper le souffle et la vision de ce rocher en lévitation au dessus du sol invite à la méditation. Nombreux sont les pèlerins qui vont passer la nuit ici. Et il fait froid la nuit, on est quand même à 1200m d'altitude. Nous partons le lendemain pour Mandalay mais nous prenons le bus de nuit. Un enfer... Un bus des années 70, avec la clim certes, mais surtout avec la télé. Karaoké assourdissant jusqu'à 20h ensuite programme comique jusqu'à 22h. Ensuite arrêt quasiment toutes les heures dont un arrêt parce qu'on traverse la capitale, il faut montrer passeport et tout le toutim. On s'en veut presque de faire subir ça à notre guide.

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On arrive tôt le matin, le temps de prendre une douche et hop on part pour Ava (Inwa) et Amarapura qui sont des anciennes capitales de l'Empire birman. Nous visitons ainsi le monastère (kyaung) Maha Ganayon où selon les périodes de l'année jusqu'à 40,000 moines viennent étudier l'enseignement du Bouddha. Nous avons ainsi pu assister à l'impressionnante cérémonie du dernier déjeuner de la journée à 11h qui se passe dans les silence le plus total hormis le bruit des étrangers. Nous visitons également le kyaung Bagaya, la tour penchée et le Maha Aungmye Bonzan en se déplaçant en calèche. Du vrai XIXè siècle... Enfin on admire le coucher de soleil sur le pont de teck le plus long du monde, U Bein, 1200m. Le lendemain on visite la colline de Sagaing et on part pour Monywa, à seulement 2 heures de la frontière indienne. On sent bien d'ailleurs à travers tout le pays l'influence indienne. Plus qu'ailleurs en Asie du Sud-Est on voit qu'on est au carrefour de 2 cultures, l4inde et la Chine. Les habitants du Myanmar sont d'ailleurs très différents des uns des autres, tantôt clairs, tantôt très foncés, tantôt chinois, tantôt indien et même pakistanais. C'est là la vraie Indochine géographique. Bref, on passe la nuit à Mingun et on visitera le lendemain l'immense pagode Thanboddhay aux 582,357 Bouddhas et un peu plus loin un des plus hauts bouddhas du monde, 167m de haut! On aura aussi visité les grottes de Hpo Win Daung qui sont des grottes créées artificiellement et qui renferment plus de 2500 Bouddhas sculptés à même la roche. Très joli. On arrive le soir et on visite Mingun le lendemain. Mingun est un petit village à 1 heure de bateau de Mandalay avec une pagode inachevée qui aurait du être la plus haute du monde si elle l'avait été. Par contre le village possède la plus grosse cloche fonctionnelle du monde, 90 tonnes et la très belle Pagode Hsinbyume. On visite enfin Mandalay l'après-midi. C'est la deuxième ville du pays et surtout l'ancienne capitale impériale; mais pas longtemps, disputée par ces rivales précédemment visitées. On commence donc par la pagode Mahamuni. Elle renferme une représentation du Bouddha datant du 1er siècle après J.C. Au fil du temps, les feuilles d'or le recouvrant ont fini par atteindre 15 cm d'épaisseur lui donnant un aspect boursouflé. C'est un des 4 lieux de pèlerinage du Myanmar. Les 2 premiers étant la Pagode Shwedagon et le Rocher d'Or, le 4è la pagode Shwezigon à Bagan. La pagode Mahamuni est un lieu de vie assez surprenant avec pleins de commerçants allant aux vendeurs de choux aux diseurs de bonnes aventures (d'ailleurs je vais vivre jusqu'à 79 ans... Flo jusqu'à 74, et il en savait des choses personnelles le diseur de bonnes aventures, troublant...). Le musée est aussi très intéressant avec une histoire du bouddhisme vu à travers tous les pays bouddhistes. On visite aussi le kyaung Shwe In Bin, un monastère que connaît bien notre guide et il nous introduit à un de ses amis bonze avec qui on discute quelque temps. On visite aussi le kyaung Shwenandaw qui faisait partie du Palais Royal, ravagé par les flammes suite aux bombardements alliés de la Deuxième Guerre Mondiale lorsque les Japonais occupaient Mandalay. C'est le seul bâtiment du Palais Royal d'origine puisqu'il fut déplacé au début du XXè siècle. Le Gouvernement militaire a fait reconstruire tout le palais mais avec seulement 10% de la somme allouée aux travaux. Résultat, un Palais Royal décrépi, qui ressemble effectivement à celui d'origine mais cheap, sans âme et surtout peint en doré plutôt que recouvert de véritables feuilles d'or. Après avoir visité la Pagode Kuthodaw avec ses 730 stèles, le plus grand livre du monde, on admirera le coucher de soleil en haut de la colline de Mandalay.

Nous partons le 2 avril pour Bagan et ses temples. Pour ça on prend le bus du Gouvernement. La première fois que l'on utilise les services de celui-ci. Le bus est prévu à 8 heures avec enregistrement une heure avant, on partira avec les sutras récités par les moines à la télévision du bus et 2h30 de retard.... Notre guide exaspéré nous dit même qu'il va appeler le Ministre du Tourisme pour se plaindre. On rit doucement mais au cours des nombreuses discussions que nous avons eu ensemble, on apprendra qu'il a été très haut placé (peut-être même Ministre, dans un gouvernement parallèle, il ne nous dira pas) dans les Affaires Étrangères et mis en prison puis libéré. Il décidera ensuite de reprendre la chaire d'Archéologie de Yangon, d'avoir une agence de voyage et de faire guide parfois pendant les vacances. Il parle un français impeccable, avec un petit accent quand même, mais sa gentillesse et son réel dévouement à notre voyage efface ses petites fautes de grammaire. Nous sommes très fiers et surtout très contents d'avoir voyagé avec lui. On a un peu honte de lui avoir fait subir le bus de nuit karaoké et le bus du Gouvernement sur la piste poussiéreuse entre Mandalay et Bagan... Donc on pense bien qu'il a appelé le Ministre.

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Bref, une route poussiéreuse et cahoteuse qui durera en tout 8 heures. On arrive à Bagan et on assiste à un superbe coucher de soleil sur la Pagode Shwe-hsan-daw après avoir vu les Bouddhas encastrés de la Pagode Manuha. Ils sont censé représentés les conditions de vie des prisonniers de guerre. Le coucher de soleil sur les pagodes et stupas de la zone, fût un temps, classée par l'Unesco est superbe et nous met dans le bain des 2 prochains jours. Bagan ressemble en de nombreux points à Angkor, sauf que c'est beaucoup plus dense. Plus de 4000 temples, stupas, pagodes, bibliothèques sur seulement 45 km2, donc impressionnant... C'est un véritable champ de pagodes. Le lendemain nous visitons les temples éloignés de Shwezigon, le 4è lieu le plus sacré du Myanmar, Gubyauk-gyi, Alopyi et Ananda (le plus beau). L'après-midi, je visite le Mont Popa et Flo reste à l'hôtel, un peu fatiguée. Le Mont Popa est un très bel endroit, un peu comme les Météores en Grèce. Un temple haut perché, pleins de macaques affamés et pas très sympas mais dont l'ascension et la vue restent de très bons souvenirs. La langue bamare commence à rentrer dans ma tête et les gens comprennent enfin ce que je dis. On m'explique ainsi qu'il existe aussi dans la région du Mont Popa un temple avec les 37 Nats ou esprits. Mon guide me le montre après avoir bu une chope de jus de canne à sucre au citron et c'est vrai qu'ils sont marrants les 37 esprits. J'ai prié pour la suite de notre voyage et autre... Notre 2e jour à Bagan, on visite les temples en calèche. Il y en a beaucoup ici, et un cheval avec calèche coûte 800 dollars, tout de même. Cela reste moins chère qu'une voiture à 50,000 dollars... La visite est vraiment marrante et notre chauffeur vraiment sympa. Notre guide est un puits de culture et ne nous lasse jamais de toutes ses explications sur les temples et pagodes (et moi?). Nous visitons ainsi les temples de Gubyauk-gyi (un autre en fait), Dhamma-yan-gyi (le plus haut), That-byin-nyu, Mahabodi (copie de celui de Boddhgaya en Inde où le Bouddha a trouvé l'illumination), Bu-hpaya, Dhamma-yazika, Lei-myet-hna, Thambula, Tayok-pye-min, Nanda-mannya (le plus solide). Ouf... On en a vu des temples, presque plus qu'à Angkor, mais très différents. On a aussi visité des villages, entre autres celui qui font les roues des calèches. On bat le fer tant qu'il est chaud, ensuite, on colle le fer à la roue en bois et ça a l'air si simple. Le soir on discute un peu avec les moines et on leur demande pourquoi est-ce-qu'il y a tant de moines qui fument et chiquent de la noix de Bétel au Myanmar. Mais parce que c'est bon pour la santé!!! OK...

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On part pour Kalaw dans la nuit suivante avec un réveil à 2h30 du matin et à la clé le voyage en bus le plus pourri du voyage. Certes la compagnie n'est pas gouvernementale, le bus date des années 40, les sièges sont droits et durs commes des chaises et il n'y a pas de coffre, donc toutes les affaires des gens sont dans le bus. Ce n'était quand même pas le trajet le plus horrible malgré l'inconfort, le pire restant le trajet pour aller à Luang Prabang. On arrive donc à Kalaw en début d'après-midi et on visite tranquillement cette petite bourgade. On visite un des temples de la ville et on y apprend que le Myanmar est le pays où les morsures de serpent font le plus de morts au monde. La raison? Et bien, en fait, les personnes mordues sont persuadées que c'est un mauvais génie qui a jeté un sort. Il faut donc aller au temple prier les nats et les génies pour telle et telle autre raison. Et ce au lieu d'aller à l'hôpital. Le soir nous mangeons dans notre restaurant préféré du Myanmar. La cuisine y était délicieuse, le lieu très bien, l'acceuil par un vieillard de 85 ans, l'ancien maire de Kalaw. En fait on a mangé chez eux, leur maison se transforme en restaurant au besoin, le Thazin si vous y passez. On part le lendemain au Lac Inlé, ça sent la fin du voyage... Avant d'y arriver, on fait un petit passage par la grotte de Pindaya et ses 4000 Bouddhas avec, là encore une atmosphère dégageante une sérénité déconcertante. Et nous atteignons Nyaungshwe en fin d'après-midi, le hub du lac Inlé. On mange italien le soir, et un vrai, avec un patron Bamar parlant un anglais avec un accent italien au couteau, des pâtes fraîches fabriquées avec une machine à pâtes envoyée depuis Rome, du basilic dont les graines viennent du Nord, etc. Enfin autre chose que du riz!!!!

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La journée que l'on aura passée sur le lac aura été superbe avec des villageois un peu plus habitués aux touristes mais non moins sympathiques. Le lac Inlé est un lac où énormément de gens vivent et tous ont au moins une barque pour se déplacer. Les habitants de la régions utilisent d'ailleurs leur pagaie d'une manière tout à fait originale, avec le pied, comme ça ils peuvent se servir de leur 2 mains. Toutes les maisons sont sur pilotis (sinon elles couleraient...) et les routes, rues, etc sont sur l'eau. Les cultures sont flottantes mais on peut quand même marcher dessus d'après notre guide. Nous visitons donc les environs avec une petit passage par des stupas et un village inaccessible il y a 3-4 ans, on rencontre quelques femmes girafes, achetons 2 babioles, mangeons une pizza dans la succursale sur l'eau de notre pote à l'accent italien et visitons en fin de journée la pagode aux chats sauteurs. Au cours de la journée j'ai réussi à me planter une énorme épine dans le pied mais une autochtone a réussi à me l'enlever de manière, dirons-nous, locale et surtout heureusement que notre guide avait de l'alcool... Pas mal mais Flo faisait la même chose avec son lapin et reste peu impressionnée. Une très belle journée.

Le lendemain on rentre à Yangon en avion, Yangon Airways dont le slogan est (quand même...) "you're safe with us", ça nous rassure... on passe la journée tranquillement dans la capitale avec visite du musée national et départ le soir même pour la plage de Chaung Tha. Notre guide nous amène à la station de bus avec sa propre voiture et nous donne notre autorisation à visiter la région, nous donne ses dernières recommandations, un vrai papa... Ceci dit on a vécu avec ce bus notre pire expérience de bus. Départ 22H, arrivée 5h, après avoir roulés sur une route parfaitement horrible, des lacets, des ponts, des contrôles. On se repose donc en arrivant et on passe les 2 journées à se reposer et à profiter de cette petite station balnéaire pour la classe moyenne myanmare. Très marrant d'être les seuls occidentaux du coin. La plage n'est pas très propre mais reste reposante et le spectacle offert depuis notre petite terrasse est tout à fait réjouissant. Et puis on se sera incrustés dans l'hôtel le plus chic de la plage après y avoir mangé un plat de fruits de mer frits (pas très bonne idée).

Le retour sur Yangon se fait de jour et c'est à se demander si c'était mieux... Aussi long mais cette fois avec le karaoké hurleur. Un voyage plutôt long. Notre guide nous attend à l'arrivée et nous raccompagne à l'hôtel non sans nous faire quelques cadeaux (!) et nous faisons de même. Le lendemain, on accompagne Flo à l'aéroport qui part pour Bangkok et retour en France le surlendemain. Et moi je visite la ville une dernière fois. La pluie aura accompagné cette dernière journée et le système d'évacuation de Yangon n'est pas au point. De l'eau jusqu'à mi-mollet à peu près partout, un peu dégueu... Mais c'est pas grave. Pour finir sur Yangon, je reprends les mots du guide LP "Yangon est l'une des villes les plus exotiques et les plus captivantes du Sud-Est asiatique".

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Et pour finir sur le pays, notre coup de coeur sur la région. Plus culturel que le Cambodge, plus joli que le Laos, plus accueillant que la Thaïlande et moins chaotique que le Viêt-nam. Le Myanmar est une destination que tout le monde doit avoir en tête. On peut visiter le pays sans pour autant excuser le régime et l'enrichir. Avec un peu d'aide il est facile de ne pas passer par les services du Gouvernement. Nous espérons aussi sincèrement que les gens que nous avons rencontré au cours de ce voyage vivront assez longtemps pour voir le changement vers la démocratie et si vous voulez visiter le pays enfin, nous souhaitons vivement que vous rencontriez notre guide ne serait-ce que pour lui donner un cadeau de notre part. C'était long, désolé mais c'était vraiment un coup de coeur ce pays.

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Au Royaume du Cambodge

Notre premier contact avec le Cambodge est plutôt bon. Le passage de frontières est bien plus simple que celle du Laos. Le deuxième est plutôt rude: la mafia cambodgienne a la mainmise sur ce passage de frontières et en particulier les trajets Laos-Cambodge. Ils ont le monopole et entassent les touristes dans des vieux minivans, parfois jusqu'à Siem Reap, c'est à dire 2 jours de trajet. Horrible... Avant tout ça on s'était dit qu'on s'arrêterait juste après la frontière et on a bien fait. On s'arrête donc à Kratie qui est une petite ville le long du Mékong, très sympathique, très calme et très accueillante. Les gens sont souriants et détendus, loin des clichés rapportés par les voyageurs croisés auparavant. La seule chose qui nous a choquer, c'est qu'on ne peut pas retirer des Riels, la monnaie locale, par contre on peut retirer des dollars US. C'est la première fois qu'on est dans un pays où les ATM ne donnent pas la monnaie locale, étrange... La visite du marché le lendemain matin est dense et remplie de gens, ce qui change bien du Laos. Le bus l'après-midi est sport avec 3 heures de piste (la moitié du trajet) et 2 heures d'embouteillage en arrivant à Phnom Penh. La capitale est électrique et ressemble en de nombreux points à Saigon plutôt qu'à Vientiane. Des motos, des motos, des tuktuks, des motos, quelques voitures (en fait des gros 4x4 Lexus), des motos. Le premier soir on mange italien, une pizza napolitaine, c'est bon et surtout ça change du riz.

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Notre première journée de visite à Phnom Penh est dédiée au Palais Royal, la Pagode d'Argent et le Musée National. Le Palais est assez récent et renferme même un Pavillon Napoléon III. L'histoire récente du Cambodge fait que le précédent Roi a été destitué et restitué 3 ou 4 fois, je sais plus. Pendant les 3 ans de règne de Pol Pot et des Khmers Rouges, le Roi a même été assigné à résidence dans son Palais, à Phnom Penh, ville désertée pendant cette période. Le Musée est complet mais est rempli d'objets d'Angkor, on regrette de ne pas y être allé encore, on aurait compris plus de choses. Le 3è jour, nous visitons Tuol Sleng qui était une école mais qui est devenue sous Pol Pot la prison S-21. La torture dans cette prison a tué plus de 100 personnes par jour. Les lieux retracent très bien la brutalité des événements et certaines photos sont insoutenables. Après tout ça on rentre à l'hôtel se reposer, il fait quand même 40°. Le soir on va chez Pascale, Denis et leur fille Xiaodane, des amis de ma soeur, expatriés à Phnom Penh depuis plus d'un an. Le dernier jour, on visite sans trop de stress les marchés tout en couleur avec des marchands à peine plus stressants que les Laotiens. On sera restés finalement 5 jours à Phnom Penh et on aura bien absorbé l'atmosphère de cette capitale du sud-est asiatique bien acceuillante. On aura mangé dans des restos italien, libanais, français, indien, chez Pascale, que des bonnes choses.

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On part finalement à Siem Reap en bateau via le Tonle Sap. Siem Reap veut dire "endroit où les Siamois se sont fait mettre à l'amende", pas littéralement non plus. La traversée est fantastique et parfois le lac ressemble plus à une mer intérieure qu'à un lac, on ne voit pas les bords. La traversée est aussi lisse, bien plus confortable que le bus.À Siem Reap on décide de faire comme Audrey et Damien, un peu de luxe. Hôtel avec piscine, douche et bain sur la terrasse, room service, etc. Cela fait du bien et nous repose bien après chaque visite d'Angkor. Dès que le jour commence à tomber, on part pour Angkor Vat pour admirer le coucher de soleil. On fait ça du haut de Phnom Bakeng. Et on n'est pas les seuls à avoir eu cette idée. Très loin de là. C'est quand même joli mais le plus joli ce sont les lumières d'Angkor Vat qui s'allument avec les gardes qui nous mettent à la porte en nous expliquant gentiment qu'il faut y aller maintenant. Le lendemain Soeurm, notre chauffeur de tuktuk nous amène sur le Grand Circuit. Angkor Vat est le plus grand des temples et est le symbole d'Angkor. Banteay Kdei et Ta Prohm sont des temples qui ressemblent à ce que l'on peut s'imaginer d'Angkor, d'immenses racines recouvrant les ruines des temples. Pre Rup, le Mebon Oriental, Ta Som, Neak Reap, Preah Khan sont d'autres temples. Angkor Thom avec la Terrasse du Roi Lépreux, le Baphuon, le Bayon et autres temples sont le dernier endroit de cette journée bien remplie, fantastique même si on n'est pas les seuls. On n'est pas non plus en bas de la Tour Effeil... La journée a aussi été très marrante grâce à Soeurm, un type vraiment marrant, qui m'a laissé entre autres conduire sont tuktuk, mettre sa veste officielle de taxi, très très marrant. Son adresse si vous allez à Angkor sot_angkor@yahoo.com.

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Le deuxième jour, on part à Banteay Srei, un Temple dédié à la femme et dont les sculptures sont d'une rare finesse. Ensuite 2 heures incroyables de tuktuk sur une piste complètement défoncée pour aller jusqu'à Beng Melenea, qu'est ce que c'était long... Mais ça en valait la peine. Le temple est incroyable, et là on est les seuls à avoir eu cette bonne idée. On a d'ailleurs récupéré Marie-Aimée qu'on avait laissée à la frontière. Le temple est en ruine et laissé en l'état. On a l'impression d'être des explorateurs découvrant un temple. C'est loin des routes habituelles mais c'est vraiment chouette. Notre guide nous fait passé par la petite porte, difficilement accessible et nous guide à travers ce dédale de ruines. Sur le chemin du retour, nous visitons les campagnes cambodgiennes qui fourmillent de mariages. Il faut se marier en effet avant la mousson pour avoir bonne prospérité. On visite aussi les ruines du groupe des Roluos qui sont les premiers temples construits à dans la région d'Angkor. Nous passons donc notre dernière soirée à Angkor avec Marie-Aimée, on achète quelques souvenirs, on profite une dernière fois de la piscine et hop au lit. Réveil 4h30, il ne faut surtout pas rater le lever du soleil sur Angkor Vat. On nous a même dit "attends si t'as pas vu le lever du soleil sur Angkor Vat, t'as rien vu". Bon bah Flo aura rien vu... Elle sera restée au lit. Il fait nuit noire à cette heure-ci, il fait même frais en tuktuk. En arrivant à Angkor Vat, on se croirait en teuf. Un cortège de phares qui se suivent avec comme musique "you buy coffee sir?". Ceci étant dit, le spectacle est grandiose malgré la présence de tous les touristes du Cambodge qui se sont tous donnés rendez-vous ce matin. Vraiment beau.

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On part le matin même pour Bangkok, une journée de bus sans particularités, la douane est longue. On marche à travers une zone franche remplie d'hôtels "chics" et de casinos entre les 2 pays et on arrive à Bangkok en fin de journée après de longs embouteillages. On récupère quelques affaires laissées à la consigne, on en laisse d'autres et on part à Yangon au Myanmar le surlendemain.

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16 mars 2009

Lao Lao

Ca y est, je reprends la plume. Nous avons quitté Bangkok et le portable avec, donc je reprends à la main.

Nous sommes partis avec un bus gouvernemental après avoir récupéré nos visas myanmars qui par chance n'ont pris qu'une journée. Nous avons donc passé la dernière journée à Bangkok à visiter le plus grand Bouddha de Thailande (finalement j'aime bien les superlatifs...) et le temple en face du fleuve, Wat Arun. La nuit en bus se passe plutôt bien si ce n'est l'air conditionné qui tourne à fond. Les couvertures fournies par le gouvernement ne sont vraiment pas de trop. Arrivés à Chiang Khong, il faut traverser le Mékong pour arriver au Laos. Le mighty Mekong traversé, il faut faire face à une administration débordée par un nombre incalculable de backpackers voulant tous faire leur visa sur place, bref un enfer. On restera 2 heures pour obtenir le sésame. Par chance, on atteint la gare routière juste à temps pour prendre le bis local pur Luang Nam Tha. et pour du local, c'était local... Après 4 heures de route, on arrive dans une petite bourgade avec un petit marché et un ou deux agences de voyage de trekking, parfait. On organise donc nos prochains jours et on replonge malgré l'expérience de la Papouasie...


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Le trek a duré 2 jours, comme prévu, on a marché 6 heures par jour, comme prévu et on a rencontré des tribus Khmu et Lantan, comme prévu. On rencontrera les tribus Hmong plus tard. Le soir nous dormons dans une hutte dans un village au beau milieu de la jungle de bambous parmi des villageois adorables qui nous offriront en plus du gîte et du couvert des petits sacs confectionnés par leurs soins. Le repas était local et on a mangé entre autres ratane, courge et buffle cru de la fougère... On peut donc comparer. La fougère laotienne est bien meilleure que la fougère papoue car bien mieux préparée.

Après une deuxième journée de trek et une nuit de repos, nous partons pour Nong Khiaw par Oudom Xay pour atteindre Muang Ngoi Neua. Sauf qu'en arrivant à la gare routière, on apprend que le bus pour Oudom Xay est complet. On change donc nos plans et on part directement pour Luang Prabang. Le trajet est digne des odyssées ulysséennes. Un bus de 50 personnes avec 60 à son bord roulant à toute birzingue sur les routes de montagne les plus défoncées d'Asie ça vous parle? Un voyage de 10 heures qui devait en faire 7, des kilos de riz, des poules, des tabourets en plastique rouge ou bleu comme strapontin, un siège cassé en position inclinée devant Flo, mais une campagne époustouflante des formations rocheuses typiquement asiatiques, des villages perchés, des falaises, des ponts suspendus (chaud en bus quand même...).

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On finit par arriver à Luang Prabang et au bout de quelques heures on décide de retser quelques jours de plus. La ville est superbe et classée au patrimoine de l'Unesco. Le deuxième jour on visite paisiblement les lieux, on profite de l'excellente cuisine, ce qui est rare au Laos, on s'imprègne de l'atmosphère qui est loin, très loin des backpackers. A midi, on mange avec André, Kora et Feng Lé, des voyageurs rencontrés à Luang Nam Tha  avec qui on restera encore 3 jours. Notre équipe s'entend plutôt bien et rajoute une bonne touche à nos jours passés à Luang Prabang. Le "è jour nous visitons les caves de Pak Ou. Ce sont des caves assez simples mais qui contiennent près de 6000 Bouddhas. Très intéressants. Les grottes furent découvertes par un explorateur français au milieu du XIXè siècle. Pour aller aux caves, notre "skipper" s'arrête plusieurs fois en chemin: faire de l'essence, dire bonjour à sa femme et son enfant, acheter le déjeuner, faire traverser le fleuve à ses copains; et au retour, la guigne, le bateau devant tombe en panne. Il faut donc récupérer les passagers. Notre barque de 5 passagers en compte maintenant 13. On arrive sains et saufs, un peu de retard et on récupère notre trio pour aller aux chutes du coin, les plus belles du pays dit-on. Et c'est vrai qu'elles sont belles, magnifiques. Un bleu turquoise, opalescent et une végétation bien moins sèche que d'habitude sur plusieurs niveaux. De quoi faire de très belles photos. Le dernier jour est très lent, on a pris nos habitudes et certains commerçants nous reconnaissent. Nous visitons les temples et discutons avec les moines et les novices des us et coutumes bouddhiques. En fin d'après-midi et après être passé chez le barbier local, on monte en haut de Phu Si pour admirer le coucher de soleil. On n'est pas les seuls... En même temps on a suivi à la lettre ce que le guide de voyage conseillait donc fallait s'y attendre. Bref on redescend aussi vite et assistons aux prières des bonzes tout en s'assurant de ne pas déranger. Luang Prabang aura été une halte reposante et emplie de sérénité. Le dernier soir on récupère Marie-Aimée et c'est parti pour quelques jours à 3.


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Le trajet pour Vientiane est long mais cette fois on est en bus VIP, c'est à dire que les amortisseurs marchent et la clim aussi, voire un peu trop. Les paysages sur la route sont splendides et on se croirait au sein d'une estampe japonaise ou chinoise avec des formations rocheuses baignées par la brume typique de la fin de la saison sèche. Les laotiens pratiquent en effet la culture sur brûlis ce qui fait que pendant toute la saison sèche, ils brûlent, brûlent, brûlent. La conséquence est simple, il existe une brume assez épaisse qui baigne tout le pays. L'atmosphère en est d'autant plus mystèrieuse.

Le soir à Vientiane on tombe sur un restaurant, le Côte d'Azur, marrant. On rentre et là c'est comme à la maison. Des autocollants "Nissa", "OGCNice", des photos de Nice. Le patron, Jean-Marc, a quitté la France il y a une quinzaine d'années. Il nous paye le Ricard et on mange une bonne daube, presque aussi bonne qu'à la maison... C'est à vélo que nous visitons la ville le lendemain. Quelle  belle ville, c'est calme, une capitale qui n'a rien à voir avec les autres capitales du sud-est asiatique. Il flotte une atmosphère détendue. Le matin nous visitons Patuxi, l'arc de triomphe de Vientiane, le Pha That Luang qui est le monument le plus respecté du Laos. C'est un temple entièrement en or. L'après-midi nous visitons le Wat Si Saket et on se repose un peu. La chaleur est écrasante et rien à côté de ce qu'il nous attend au Cambodge.

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Après une nuit en bus couchette assez affreuse il faut dire (aucune cloison entre sa tête et les pieds du voisin), nous arrivons à Pakse. L'après-midi on visite le Wat Phu Champasak ace Marie-Aimée pendant que Flo se repose. C'est un des sites archéologiques les plus impressionnants du Laos qui est inscrit lui aussi au patrimoine de l'Unesco. C'est un site qui était d'ailleurs relié à Angkor Wat. Le lendemain nous partons pour 3 jours de mobylette sur le Plateau du Bolaven. On a visité de très belles cascades, on a cherché Cynthia mais on l'a pas trouvée. Les Laotiens du sud ne sont pas encore habitués au touristes et sont assez surpris et contents de nous voir. Il existe aussi beaucoup de plantations de thé et de café. La communauté vietnamienne est très présente ici aussi ce qui me permet de pratiquer un peu le vietnamien, et les restes sont très présents, chouette.

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Après cette escapade en mobylette, nous finissons notre séjour aux 4000 îles, "Si Pha Don", sur l'île Don Khone. En fait il existe plusieurs centaines d'îles en saison sèche et beaucoup moins en saison humide le long du Mékong, à la frontière cambodgienne. Certaines sont grandes et peuplées et d'autres minuscules. L'atmosphère est très relax mais épouvantablement chaude. Une petite baignade dans le Mékong, visite de chutes mais pas plus... Nous resterons 2 jours avant de passer la frontière.

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21 février 2009

Amazing Thailand

Que c'est bon d'être de retour en Asie. Nos premières impression ne s'y trompent pas et surtout pas notre odorat. Nous sommes bien en Asie et en plus a Bangkok, capitale du Royaume de Thailande. La Thailande est en effet une monarchie constitutionnelle depuis que des etudiants Thai a Paris, epris de valeurs sociales (c'etait dans les annes 30) ont cree  en Thailande ce qu'on pourrait de nos jours appele un buzz et cree un veritable soulevement mais qui s'est passe selon la tradition Thai, sans encombres et de maniere pacifique. Bref, on arrive a 2 heures du matin, tout excités, mais un peu de repos à l'hôtel ne nous fera pas de mal . On restera à côté du ghetto des backpackers de Khao San Road 2 jours qui est quand même bien utile. On se renseigne sur les visas et on se rend compte que c'est quand même long. Et comme on peut pas sortir du pays, et bah on va le visiter....

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Nous visitons donc un peu Bangkok avant de partir pour le Nord. Nous visitons le Grand Palais et qu'est ce que c'est beau. Pour ceux qui ne connaissent pas, ça n'a rien à voir avec Versailles et c'est magnifique. Le lendemain on récupère mon ancienne coloc Lisa qui est là pour 3 semaines et Marie-Aimée qu'on avait laissée à Darwin. On leur explique nos changements de plans et on leur dit qu'on les retrouvera plus tard, peut-être... On passe quand même l'après-midi avec elles et on mange à la maison de Jim Thomson et on visite la maison. Là encore c'est bien joli.

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On décide donc de partir pour le nord de la Thailande et on part direction Chiang Mai. Après une nuit entière passée dans un bus des plus pourris par rapport à ce qu'on nous a vendu, avec des backpackers tous plus charmants les uns que les autres, on arrive à Chiang Mai. On passe notre première journée à se ballader dans la ville, beaucoup, beaucoup plus tranquille que Bangkok. L'atmosphère est détendue et calme. Les pagodes sont encore jolies et différentes les unes des autres (ça va pas tarder à changer...).

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Le deuxième jour on va s'occuper des éléphants. On part à une heure de Chiang Mai et on arrive au camp. Sur place on nous explique comment en prendre soin. On commence à leur donner à manger, on se familiarise avec les bêtes, elles jouent avec nous. Puis on nous explique comment les diriger; et là c'est marrant. "Pai" pour avancer, "Roah" pour aller à droite, "Soy" pour aller à gauche, "Toy" pour reculer, "Yut" pour s'arrêter. Notre éléphant s'appelle Nong Mai. C'est la plus jeune et donc la pus petite. C'est aussi la moins dressée. Le camp devient très rapidement une symphonie de Roah, Pai, Pai, Yut etc. L'après-midi nous mettons en pratique la leçon du matin et partons pour la jungle. Enfin jungle, on rigole... On leur a pas raconté aux autres touristes comment on la connut la jungle... Bref, on finit par le meilleur et on lave les éléphants dans la rivière. Une journée vraiment mémorable.

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Le troisième jour, on part voir des tribus dans la jungle. Là encore tribus et jungle, on se marre. Mais quand même... Les femmes girafes sont la et elles nous expliquent tant bien que mal leur arrivee sur le sol Thai apres avoir fui la Birmanie. On peut se demander si elles y gagnent parce qu'elles ne survivent que sur le tourisme. Elles n'ont pas le droit de sortir de leur village sauf pour raison medicale. La tradition des colliers autour du cou se perdait en plus et depuis que les touristes ont montre un interet pour elles, les petites filles en portent et ce des 4 ans. La journée se passe ensuite au gre des marches pour aller aux cascades, du rafting, une ballade a dos d'elephant, bref une journee super toubab mais tres appreciable par sa facilite. Le soir on tombe comme des masses et le lendemain on part pour Sukhothai, une ancienne capitale Thai.

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Les temples sont fantastiques mais l'ayant deja vecu je ne veux pas revivre le surdosage de temples. On se ballade donc dans la vieille ville en velo sans trop s'arreter et la journee se passe a merveille. Dans le bus qui nous a amene a Sukhotai on rencontre Christian un Francais Laotien qui voyage dans la region 4 mois. On le reverra peut etre a Vientiane ou vit son oncle. En attendant on le retrouve a Ayutthaya ou on a passe une matinee, ce qui est largement suffisant.

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Ayutthaya est une ile formee par l'affluence de 3 rivieres qui descendent dans le Golfe de Siam. C'est une ancienne capitale elle aussi, au patrimoine de l'Unesco elle aussi mais qui a mieux resiste aux attaques birmanes, sauf la derniere. Il y a de tres belles ruines et la fameuse tete de Buddha encerclee par des racines. Il y a aussi un des plus gros Buddhas assis du pays et des reliques de celui ci dans un petit musee cache.

Retour a Bangkok, recuperation de mon visa indien et depot des 2 passeports a l'Ambassade du Myanmar. On croise les doigts...

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Sydney pour quelques jours

De retour quelques jours dans la ville qui fut la nôtre plusieurs mois, nous nous apprêtons à passer un weekend festif, rempli d'administratif et de surprises.

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La première le temps. Après avoir reçu plusieurs mails d'inquiétude et vu l'actualité sur les températures caniculaires à Sydney, nous sommes surpris de voir qu'il ne fait pas plus de 20° et que le forecast est plutôt maussade avec de la pluie pour tout notre séjour. Tant pis. Sitôt arrivés, nous partons à l'Opéra pour y voir notre dernier spectacle: Roberta Flack en concert, une légende. Et quel spectacle!!! C'est vrai qu'elle a pris de l'âge mais quand même... Quelle icône!! Bien sûr les plus connues sont jouées mais d'autres moins connues sont tout aussi appréciées. Le soir c'est grosse pluie, ce qui n'empêche pas Flo d'aller au Baoli avec Julia et ses copines. Moi je reste à mon ancienne coloc avec Lisa et Ali. Et c'était chouette de revoir son ancienne maison. Flo aussi est restée avec ses anciens colocs finalement puisqu'elle a dormi avec Julia. Dimanche, nous aurions espéré passer la journée à Watson Bay mais le temps n'est décidément pas avec nous. C'est pas grave. La journée au pub c'est bien aussi.... La première partie se fait au Tilburry's et la deuxième au Hugo's. Flo dormira encore chez Julia et moi chez Evan.

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Lundi déjà, avec un mal de crâne à la clé. Il faut aller chez le comptable pour récupérer les impôts, envoyer les dernières affaires, réparer le portable et d'autres missions toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Le soir c'est calme avec notre dernière soirée au Beauchamp avec Julia, Evan, Lisa et Ali. Mardi d'autres missions non accomplies la veille et le soir nous partons pour Bangkok avec 3 heures de retard. Mais bon on part pour l'Asie!!!!!

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20 février 2009

Beautiful Western Australia

L'Australie Occidentale (WA) est l'état australien le plus grand et le moins peuplé. C'est l'Australie comme on se l'imagine, les touristes en moins: des plages à perte de vue (sans méduse tueuse mais des requins blancs), le désert de l'Outback rouge rouge rouge, des gorges, des falaises, des villes fantômes qui ne vivent que des mines, des kangourous, un concentré étalé sur d'immenses étendues qui marche bien, juste pour notre plaisir. Et si après avoir lu ce qu'il suit vous n'êtes pas convaincus que c'est là qu'il faut aller quand on va en Australie, alors on peut plus rien pour vous....

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Aussitôt arrivés à Perth, on récupère notre van, pas de perte de temps. Le premier s'appelait Rubber Soul, celui-là s'appelle The Swinger. Nos plans changent et notre premier arrêt est Cervantes pour voir le Parc National du Pinnacles Desert. On arrive juste à temps au désert pour le coucher du soleil (on a de la chance il se couche à 21 heures ici) et on admire ces formations rocheuses faites de quartz qui se tiennent droites depuis quelques millions d'années. Les couleurs sont superbes passant du mauve au jaune au bleu, avec l'Océan Indien en toile de fond. L'eau y est d'ailleurs bonne, 25-26°et le vent souffle fort. C'est une destination bien connue des winsurfers mais pas des kite surfers apparemment.

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Le lendemain nous prenons la route pour Kalbarri. Et quelle route!!! La voilà enfin l'Australie comme on se l'imaginait: du sable rouge, parfois jaune, une eau bleue et quelques arbres verts pour faire du contraste. Pas un nuage à l'horizon, ça change du Territoire du Nord. Avant de se poser au camping, nous visitons les falaises du Parc National et les Gorges de la Murchison River. Ces dernières sont assez impressionantes mais c'est la température qui nous accable. Il est beau 18h, il fait 40°. Ca tape ici. Les falaises un peu plus tôt étaient plus fraîches avec un petit rappel de Normandie et d'Étretat mais en négatif. Le vert étant remplacé par du rouge, le gris du ciel et de la mer remplacé par du bleu. Avant de se coucher, on regarde l'horizon, l'océan indien, le soleil qui se couche, les couleurs, aaahhhhh, on est bien....

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Le lendemain on part pour Monkey Mia, la Péninsule de François Péron et toute la réserve classée au Patrimoine de l'Unesco de Shark Bay. Notre journée a été faite de routes sublimes, mais complètement différentes de celles que l'on peut voir en Europe, en particulier le tracé des routes. Une première ligne droite de 70 km, un tournant, et une ligne droite de 110 km. Il paraît même qu'entre Perth et Adelaide il existe une ligne droite de 150 km. Ensuite le nombre de véhicules. En fait on a croisé plus de kangourous morts sur le bas côté que de véhicules avec une pointe à 50 kangourous morts en 10 minutes! Bref la route est longue et on s'occupe comme on peut. Et tout ça laisse présager de la route de retour dans l'outback entre Tom Price et Perth; 1200 km et 3 stations essence... A Monkey Mia, les dauphins viennent tous les jours à 7h30, puis 9h, puis 10h. Bien orchestré, le spectacle se rapproche plus du cirque mais les bêtes restent attachantes. On apprend ansuite que 10% de la population mondiale de dugongs vit à Shark Bay. Mimi!!! Je vais pouvoir rentrer je crois!!! On met toutes les chances de notre côté et on part en bateau dans la réserve qui leur est dédiée. La croisière est sympa, juste à la voile, c'est bien, c'est calme jusqu'à.... ça y est!! le premier dugong, et il y en a plein en fait; 2, 3, 4. Des petits avec leur maman, Wouhou!!, la croisière terminée, on part à la péninsule de François Péron.

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Cette péninsule n'est accessible qu'en 4x4, et comme on en a un, autant en profiter. Au début c'est facile, après quand le sable est bien chaud et très profond, c'est plus dur et on a quelques fois des petites frayeurs. Mais bon, on arrive au bout de la péninsule et là........ Un des plus beaux paysages au Monde, et le superlatif tant moqué au cours de ce voyage en Australie n'est pas de trop. Une eau turquoise, un ciel bleu, des collines de roches et de sable rouge, une plage de sable blanc et fin. Un paysage martien avec un océan, l'Océan Indien. On reste un petit moment devant cette beauté, cette immensité. On se sent une fois de plus loin de tout, au bout du monde, seuls. Quel plaisir!! Sur le chemin du retour, nous croisons 2 Hongrois dont le 4x4 ne part plus. Le mari a laissé partir sa femme, sans eau, pour récupérer du réseau. Sauf que le réseau il est à 40 km de piste et le sable est très chaud! On les ramène donc à l'entrée du parc et on repart à l'intérieur pour camper, juste à temps pour le couche su soleil. On a même la chance de voir un bilby. Jusqu'à présent, la WA est extraordinaire et surprenante de beauté. C'est l'Australie de notre imaginaire.

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Après tant d'émerveillement pour Shark Bay, nous partons à Coral Bay. La route est plus longue et moins impressionnante. Les plages sont belles mais les plongées sont sans plus. Et oui on est devenu difficile. On voit quand même une raie taureau, quelques poissons chat et poisons crapaud originaux.

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On part reposés pour Tom Price, l'outback et le Parc National de Karijini. La route c'est 800 km dont la moitié sur des routes en terre et 4x4. Sur la route peu de voitures et à peine plus de camions qui sont en fait des trains de remorques, les road trains. Ils peuvent atteindre 53,50m. Nous avons fait près de 350 km sans voir un seul véhicule. On atteint Karijini le soir après un détour de 160 km pour faire de l'essence... Le Parc National de Karijini est fantastique et il est souvent dit que ce sont les plus belles gorges et les plus beaux paysages accidentés d'Australie. Les superlatifs ne mentiront pas une fois de plus. On commence par une première randonnée qui nous amène à Kermit's Pool. Après 30 minutes de marche, on se rend compte que nous ne sommes pas sur le bon chemin! Tant pis, c'était quand même chouette. Une heure plus tard, des passages dans l'eau jusqu'à mi-cuisse, des passages étroits, des mini-torrents, on arrive à la piscine. Les couleurs sont irréelles jouant avec le bleu, le rouge et le vert. Les photos parlent difficilement tant la différence de luminosité entre les endroits ensoleillés et non ensoleillés est importante. La 2è piscine est tout aussi belle, Handrail Pool qu'elle s'appelle, et pour cause, il faut s'accrocher à une barre de métal pour y descendre. Mais qu'est ce que c'est beau.

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Le lendemain c'est donc les 1200 km qu'on doit faire pour atteindre Perth avec interdiction formelle de rouler la nuit sous peine de voir un kangourou s'écraser sur son pare-brise. Les kangourous, wallabies, wallaroos et autres marsupiaux sont en effet des créatures nocturnes. On s'avance donc le plus possible la veille et on dort dans une station essence qui fait aussi pub. Difficile à croire qu'il y a un pub à 260 km et 150 km au nord de toute vie humaine... La route a beau être toujours pareil, rouge sur fond bleu, elle n'est pas monotone et c'est assez agréable de conduire. On arrive quand même bien éreintés à Fremantle, petite ville historique au sud de Perth. On la visite le lendemain et on a part pour la région viticole de Margaret River. C'est une région dont le caractère viticole a été créé dans les années 60. La région est très sympa et au cours du voyage, on visite la plus grande jetée en bois de l'Hémisphère Sud (je ne les oublie pas...) et on se rend compte que toute la côte ouest a été l'objet d'explorations françaises dirigées par le Capitaine Baudin au XIXè siècle à bord des navires Géographe et Naturaliste. Il a d'ailleurs laissé une bonne empreinte française avec des noms tels qu'Espérance, François Péron, Port-Géographe, Cape Leveque, Camembert (non celui là je déconne); tout comme l'avait fait La Pérouse sur la côte est à bord de la Boussole et l'Astrolabe. C'était la minute wikipedia (TM). A Margaret River on pose notre campervan et on se repose dans un bonne auberge du XIXè siècle et on mangera à la meilleure table de la ville.

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On passe nos derniers jours à Perth, chez Aurore et Jonathan, qu'on aura eu la chance de voir très souvent au gré de leur tournée. Et ça c'est cool. On a passé la meilleure nuit depuis qu'on a quitté Sydney chez eux et on en est reparti très reposé, près à la dernière ligne droite de Sydney avant de partir en Asie.

Bref, on le redit, l'Australie Occidentale, WA, ce sont les plus beaux paysages de notre voyage jusqu'à présent.

E-X-T-R-A-O-R-D-I-N-A-I-R-E !!!!!!!!!!!

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13 février 2009

Back in 'Stralia, the Northern Territory

Et oui!!!! De retour en Australie et on commence par le Northern Territory (NT). On a beaucoup de route et pas beaucoup de temps. Nous arrivons donc a Darwin tard, très tard mais Julia et Marie Aimée nous attendent de pied ferme. Nous sommes partis boire un verre et avons pu apprécier a quel point l'eau peut arriver vite et fort.... Le lendemain on récupère le van, quelques achats et c'est parti!! Par contre on garde Julia. Marie-Aimée part pour Bali mais Julia reste. On la gardera 3 jours et on retrouvera Marie-Aimée à Bangkok.

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Le premier jour nous visitons des sites d'art aborigène rupestres. Certains sont même très récents. Heureusement quand même qu'on a un 4x4 (heureuse surprise qui n'était pas prévue...) car certains passages sont infranchissables sans. Nous faisons quelques marches au milieu de la savane toute verte eu égard a la saison. En effet c'est la saison du Wet: très chaud, tres humide avec un ciel bleu se couvrant d'un seul coup de nuages noirs, très bas et des coups de tonnerre, des trombes d'eau et des routes qui deviennent infranchissables en 15 minutes. Compte tenu de la saison, beaucoup de routes et d'attractions sont fermées. Nous nous contentons donc de l'essentiel et c'est déjà pas mal. Le soir nous dormons dans des petites cabines inoccupées puisque c'est la basse saison. Et ça c'est cool, sinon, c'était tous les 3 dans le van.

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Le 2e jour nous continuons dans le parc de Kakadu avec une petite croisière de 2 heures pour commencer sur la Yellow River. Notre guide est très sympa et nous fournit des explications très claires. Il nous explique que la rivière est 3 mètres au dessus de son niveau pendant le Dry et que nous voguons des fois au dessus de chemins. Nous avons même la chance de voir un crocodile femelle enceinte et pleins pleins pleins d'oiseaux. Après la croisière, on se rend compte que la voiture a un souci: le compteur de vitesse ne marche pas, un clignotant sur le tableau de bord s'illumine sans cesse et la boite automatique refuse d'aller plus loin que la 3e vitesse. On appelle et on nous explique que le prochain garage ou on peut se faire aider est a Broome (1600km quand même). A Katherine, un peu plus loin, On finit par aller chez un garagiste, certainement le plus mal aimable de tout le NT ou même de l'hémisphère Sud (!) qui nous explique qu'il ne peut rien faire. Ensuite on apprend que la route pour Broome est inondée a 2 endroits et ce depuis 2 mois. En plus une fois a Broome, il faut affronter les cyclones, c'est la saison. Finalement on explique a notre loueur de voiture qu'on prend l'avion direction Perth et qu'on change notre itinéraire, et qu'on veut la même voiture 4x4. Pas de problème!! Du coup fini le stress, finis les 5000km en 15 jours, on profitera de Julia un jour de plus et on fera un parc en plus. Après tout ça on fait les Gorges de Katherine, un paysage accidente et façonné par les 2 saisons du NT. Petite baignade dans les cascades et hop, requinque pour le reste du voyage.

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Le soir nous atteigons le Parc de Litchfield avec un passage par la plus grande salle de cours du monde (et cette fois j'ai une photo le montrant). Le Parc est superbe, seulement il flotte. Il pleut des cordes sans cesse et on est bien content de pas avoir continue dans le sens de Broome, parce que la Nature quand elle veut elle peut tout casser. Pour aller a la chute de Wangi on a meme du traverser 3 rivieres qui croisaient la route apres etre sorties de leur lit. La plus haute etait de 50 cm. Ca parait pas grand chose mais quand il y a en plus de ca du courant, malgre le 4x4, on sent bien que la voiture dévie.

Juste après la première rivière et sorti de nulle part, un wallaby déboule et se jette sous nos roues. BAAM!!! Plus de peur que de mal en ce qu'il nous concerne. Le wallaby, c'est plutôt l'inverse. A mon avis il a pas eu le temps d'avoir peur. Ca fait quand même bizarre et ce ne sont donc pas des légendes d'écraser des kangourous fréquemment. Arrivés enfin à la cascade, on ne peut même pas y accéder tellement il est inondé. Au retour, et après avoir revu notre défunt wallaby, un des Rangers nous apprend que tout ça est arrivé cette nuit (qu'on a d'ailleurs passé tous les 3 dans le van). Après la visite d'autres chutes, cascades et rapides nous finissons par la fameuse Chute de Florence et rentrons doucement sur Darwin.

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Finalement nos mésaventures nous auront permis de ne pas nous stresser pour l'état des routes, les distances. Cela nous aura aussi permis de passer plus de temps avec Djouuuuliaa et de faire le parc de Litchfield.

PS En allant à Perth, nous nous sommes arrêtés à Alice Springs et nous sommes passés au dessus d'Uluru, toujours aussi splendide et magique. Le Désert Rouge du Centre est malgré plus vert en cette saison mais nous voyons toujours autant de lacs salés, des pistes rectilignes sur des km et des km, des paysages évocants des peintures aborigènes, des mines au milieu de rien. L'Australie Occidentale nous promet de très belles choses!!!

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04 février 2009

Noumea et l'Ile des Pins

Nos 5 jours en Nouvelle Caledonie sont vraiment passes trop vite...

Alban et Sophie viennent nous chercher a l'aeroport, juste a temps pour qu'on puisse envoyer Boubou par la poste. Au revoir Boubou, bon voyage!

Nous partons le 2eme jour sur l'Ile des Pins avec Isa, Adrien, Sophie et Alban. A l'aeroport nous recuperons la super Logan break qui nous servira de moyen de transport. Nous etions bases au camping de la Baie des Rouleaux et le premier jour fut consacre a la visite des alentours avec la baie de Kuto et Kanumera. Les 2 baies rivalisent de beaute mais chacune a un avantage et nous sommes encore loin de savoir ce qu'il nous attend. L'apres midi nous partons explorer la Grotte de la Troisieme, vraiment marrant avec une riviere souterraine et un petit passage ou il fallit eviter les stalagtites pour ne pas avoir la tete sous l'eau "glaciale". Puis nous partons a la baie de Gadji et la baie des Crabes ou nous n'avons pas baigne la mer. On aurait peut etre du?

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Le lendemain nous partons en pirogue a la Baie d'Upi. Notre route nous fait passer par la Baie d'Oro et les couleurs, le bleu, sont incroyable de teintes, de nuances. Yannick notre skipper est pas mall marrant. En fait on s'etait pas compris sur le trajet et le quiproquo a ete propice a toutes les blagues sur les idiots de touristes que nous sommes. Nous passons ensuite un long moment a la fameuse piscine naturelle dont les coraux ne sont plus trop en forme mais les poissons oui! Plusieurs fois on se fait pincer par le poisson gnaqueur. Apres quelques ablutions on part au resto du Meridien pour faire comme les riches mais le temps presse et Yannick risque d'attendre. Alban et Adrien se proposent de retourner en pirogue et de revenir en Logan pour nous chercher. Super! sauf qu'ils oublient les cles de la Logan. Notre gentil compere Yannick les ramene d'abord au camping pensant que la Logan etait la bas et ensuite au Meridien. Et la il a raison Yannick, ils sont cons quand meme ces touristes! Le soir c'est langouste et plancton fluorescent.

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C'est le 3eme jour que nous voyons les plus belles plages. Nous partons en bateau (tres tres tape-cul par rapport a la pirogue et la douceur de la voile dans la baie) pour notre premier arret: Nokannui. Aucun mot pour decrire cet ilot. Des couleurs a couper le souffle. C'est en fait un petit ilot avec une langue de sable reliant un autre ilot fait que de sable fin. Apres un acceuil par 2 raies noires et quelques photos pour ne pas oublier la beaute des lieux, nous partons pour l'ilot Brosse. Il est appele comme ca tout simplement parce qu'il a la forme d'une brosse. Tout aussi formidable, la plage est magique, bordee par quelques recifs coralliens. A midi nous mangeons de la langouste grillee et du dahu, poisson-licorne et d'apres notre loco-local Alban, ce ne sont pas des poissons gratteurs. Esperons-le, on veut pas la gratte!

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Apres avoir vu les plus belles plages de Melanesie et certainement celles que nous ayons eu la chance de voir jusqu'a present nous rentrons a Noumea. Le soir nous sortons a la baie des Citrons et faisons nos adieux a Isa et Adrien...

Merci a tous les quatre pour nous avoir fait partager la beaute de l'Ile des Pins et un peu Noumea. Cinq jours c'etait vraiment trop court....

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01 février 2009

Le meilleur de la Melanesie, le Vanuatu

Le Vanuatu est un ancien condominium franco-britannique appele alors les Nouvelles Hebrides et qui a obtenu l'Independance en 1980. C'est un ensemble de 83 iles nous avons visite les 4 plus grandes.

Les 2 premiers jours sont consacres a la visite d'Efate ou se trouve la capitale du pays, Port-Vila. La nourriture y est excellente avec un subtil melange franco-melanesien, les gens sont acceuillants et parlent le francais, un veritable changement dans notre voyage. Les paysages sont tout aussi magnifiques que ceux que nous avons pu voir jusqu'a present. Des cascades, de la foret, des gens adorables que nous avons pu apprecier a bord de notre top scooter. Une premiere impression du Vanuatu des meilleures.

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Nous sommes ensuite partis sur l'ile de Tanna pret a faire l'ascension du Mont Yasur, le volcan en activite le plus accessible au Monde d'apres la brochure. Sur la piste de notre ghesthouse nous recuperons des Australiens a l'hopital, volontaires et aidant la population locale avec leur propres moyens. Ils sont meme motives pour y construire un dispensaire et font donc la tournee des chefs de tribu. Apres 2 bonnes heures de piste a l'arriere du 4x4 nous arrivons dans cet endroit magique, dans un bungalow completement refait mais gardant une bonne touche melanesienne (eau de pluie, moustiquaire et pas d'electricite). Le soir nous partons avec nos nouveaux copains francais Joel et Jeanne, Caledoniens depuis quelques annees, leur fille et beau-fils Katel et Max et leur petite-fille, Alwenna restera au bungalow. La route est superbe et il y a beaucoup moins de cendres qu'a Rabaul (pour ceux aui suivent...). Le cone est neanmoins plus joli et surtout plus accessible. Nous montons donc en haut du cratere mais malheureusement le Vieil Homme (Yasur dans la langue locale de Tanna) n'est pas tres actif aujourd'hui. Tant pis... On aura quand meme eu quelques frayeurs avec des vrombissments plus intenses que la foudre. Le lendemain, rien de particulier, nous profitons des lieux et des personnes. Le surlendemain, nous partons deja pour Malekula.

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Apres presque 6 heures de retard, nous arrivons sur l'ile de Malekula qui est le dernier endroit au Monde connu pour le cannibalisme. Le dernier cas recense date de 1969 mais la rumeur (ou la legende) court... Etienne, notre hote,  nous recupere a "l'aeroport" et nous fait traverser l'ile pendant une bonne heure avant d'arriver dans son village, Nowri. Nous arrivons de nuit mais devinons que nous dormirons pres de la mer. Etienne nous explique qu'en face il y a Wana et Rano. Ces 2 iles se sont fait la guerre pendant tres longtemps, jusqu'a l'arrivee d'un missionaire catholique qui les a reconcilies, creant ainsi Wanarano. Le 2e jour nous recuperons Sue et Anthony, 2 frere et soeur british d'unecinquantaine d'annees et bien baroudeurs. Nous partons ensuite voir les Big Nambas. Un Namba est un etui penien. Il y a 2 tribus, les Big Nambas et les Small Nambas. Nous arrivons au village et malheureusement, un orage tropical eclate. Tant pis nous verrons le spectacle sous les feuilles de banane qui feront office de parapluie. Le spectacle est malgre tout merveilleux. L'apres-midi, nous allons visiter les 2 iles situees en face de notre bungalow. Premiere escale, Rano pour visiter les sites cannibales. Etienne fait un guide fantastique et nous explique tout en detail. D'abord on ne mange que ses ennemis. Des qu'on a la chance d'en capturer un, on l'amene sur le site, on l'attache et on danse autour de lui du crepuscule a l'aube. Ensuite on le tue, on le prepare dans le four et ca cuit toute la journee. Juste avant que la nuit tombe a nouveau (parce qu'on ne mange pas de la chair humaine le jour), faire revenir des coquillages peches au bord de mer et melanger a la "viande". D'apres Etienne onfaisait ca parce que la viande humaine est trop seche. Moije pense que c'est la cuisson qui est trop longue, au four en plus. Sur le site on peut voir des os humains et les tombes des chefs. Le pere d'Etienne connaissait quelqu'un qui avait goute...

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Tout ca c'etait sur Rano. Sur Wana, c'est moins cannibale et c'est la d'ou vient Etienne, c'est un Small Namba. L'ambiance y est plus ceremonieuse et il existe plusieurs lieux de ceremonie qu'on appelle des Natsaros. Chaque pierre aux lieux de ceremonie represente un cochon tue par un chef de tribu en hommage au grand chef etce au fil des ans. Il y a ainsi un nombre incalculable de pierres representantun cochon. A la fin de la visite, nous rencontrons les differents villageois qui nous invite a boire un kava. Le kava est une boisson locale faite a base de racines qu'on broie initialement, qu'on melange ensuite a de l'eau et on filtre. On nous explique qu'il faut le boiree d'un coup parce que c'est pas tres bon. On recherche juste l'effet, "pourvu qu'il y ait l'ivresse". Et c'est vrai c'est pas tres bon, ca a le gout de terre, ca anesthesie la bouche, la langue et la gorge. Apres 2 kavas, l'effet recherche est la. C'est comme un valium: detendu au niveau des muscles et de la tete, finis les soucis. Par contre ca dure pas longtemps. On decide donc de rentrer au bungalow pour se preparer a la rencontre avec les Small Nambas demain matin. Les danses sont tout aussi bien que celles des Big Nambas mais elles sont entrecoupees d'interlude par differents stands: cuisson d'igname dans le bambou, fabrication de lait de coco, tressage de toit, natte, cabas, obtention de feu a partir de 2 bouts de bois, et par chance... pas de pluie. Le soir Etienne nous prepare sous nos yeux ebahis 4 fruits de pain a la coco. C'est bon mais ca remplit!

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Quatrieme jour sur Malekula deja.  Nous partons a Lakatoro, capitale de la province, pour visiter le musee  avant de faire de la haute voltige avec notre Islander Aircraft. Avec 2 heures de retard nous partons a bord du plus petit avion de ligne que nous ayons pris. Neuf passagers en tout, le 9e ayant la chance depouvoir jouer au copilote. Le vol est bruyant et epique. Flo ne sera pas tranquille jusqu'a l'atterrissage dans l'herbe a Esperitu Santo, l'ile la plus grande de Vanuatu.

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Sur Santo qu'un seul but: le  U.S.S. President Coolidge.  Cebateau est considere comme une des epaves de guerrre les plus belles et les plus accessibles au monde. Elle a coule le 26 octobre 1942 apres avoir touche 2 mines "amies". Initialement c'etait un bateau de croisiere mais requisitionne pendant la guerre il servait au transport de 5000 hommes et de materiel de guerre. Il a fallu seulement une heure pour qu'il coule avec 2 morts sur 5000 hommes evacues. La premiere plongee est sans particularites. On fait le tour et on voit quelques casques, fusils (pas de kalachnikovs!), des trous et la promenade. La seconde plongee, on penetre dans les entrailles, le noir total et on trouve des jeeps, des camions, des tanks, des passages incroyables, des poissons luminescents, bref une plongee surreelle qui laisse songer quant a la guerre du Pacifique que l'on etudie peu finalement.

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Notre dernier jour au Vanuatu poursuivra le theme de la guerre dans le Pacifique avec un snorkeling la encore completement dingo sur le fameux Million Dollar Point. A la fin de la guerre, les Americains n'avaient pas les moyens de ramener leur surplus de guerre. Ils ont donc propose au Condominium leur materiel. Sachant que ca couterait trop cher aux Americains de tout ramener chez eux, les Nouvelles Hebrides ont propose de tout racheter pour un dollar symbolique. Refus des Americains qui demandent une nouvelle offre. La deuxieme offre sera 50 cents. Vexes, les Americains ont tout balances a la mer au point qui porte le nom de la valeur des biens, comme ca rien ne sera recupere par ces idiots de Francais et d'Anglais...  On peut donc y voir des grues, des tanks, des jeeps, des caisses, etc. Nous prenons ensuite la route pour Champagne Beach qui est considere comme une des plus belle plages du Vanuatu. Nous traversons des plantations de cocotiers et des epaves d'avion. La route est longue mais en vaut la peine. Quelle plage! Une des plus belles plages effectivement. Toutes les differentes teintes du bleu sont la. Sur le long chemin du retour nous nous arretons dans un des trous bleu de l'ile et la aussi c'est magique. L'eau est (enfin) rafraichissante, bleue profonde et nous sommes au milieu de la jungle.

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Nous rentrons le soir a Port-Vila, un peu de repos car les prochains jours c'est Noumea, l'ile des Pins et des copains! Sophie, Alban, Isa et Adrien.

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14 janvier 2009

La derniere frontiere, les Iles Salomon

C'est pas tout a fait vrai, on a fait un peu des deux. Du luxe et du beaucoup moins luxe...

Avant de partir a Honiara, capitale du pays, il a fallu recuperer Boubou a l'aeroport. En effet, comme Boubou a de la fougere autour de lui, impossible de passer la douane. Par contre, si on veut repartir avec lui pas de probleme. Boubou passera donc la nuit en quarantaine.

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Sitot Boubou recupere, nous partons et apres un beau voyage au dessus du Pacifique, nous voila a l'aeroport international de Honiara. Il faut marcher 100m dans la pseudo-jungle pour atteindre le terminal domestique. Et quel terminal... Quatre planches en bois, 2 bancs, un comptoir d'enregistrement, pas d'ordinateur, une piste, un agent, on pese les bagages mais aussi les passagers... Le vol se passe pourtant tres bien avec des vues de plus en plus belles. Nous arrivons a Seghe sur une piste en terre, atterissage a vue avec premier passage pour verifier la piste, l'aeroport c'est une hutte avec une radio double piste. Bref c'est encore 45 minutes de bateau avant d'arriver a Uepi, notre havre de paix pour les 3 prochains jours.
Les activites ne sont pas nombreuses sur Uepi mais restent sensationnelles par leur qualite. Snorkeling devant la maison avec une quinzaine de requins pour le comite d'acceuil, des clams de 2m, un poisson crocodile, la liste est tres loin d'etre exhaustive. Plongee avec une visibilite dont le chiffre ne veut plus rien dire (40-50m), des caves, des bancs de barracudas, des raies manta, des hippocampes pygmes (3-4mm) etc etc.

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Pendant notre sejour nous rencontrons Ludo, qui est un puits de connaissances non seulement linguistiques mais egalement anthropologiques. Il parle 15 langues couramment (dont le swasi, le qechua et j'en passe). Une homme tres interessant dont on pourrait ecouter les histoires toute une nuit. Nous avons eu aussi la chance de pouvoir assister a un mariage lors de notre sejour a Uepi et c'eatit comme on se l'imagine: des orchidees ceuillies dans le jardin, des chants melodieux et un repas delicieux, des maries heureux.

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Apres 3 jours intenses en repos et activites diverses, nous voila partis pour Tetepare, la plus grande ile inhabitee au Monde. C'est en fait une station de recherche scientifique qui fait du monitoringde tortues (3 especes endemiques), de crabes et plus ou moins meteorologiques. Apres 3 heures de bateau mouvementees dont la moitie en pleine mer (tu m'etonnes qu'il n'y a pas grand monde qui la fait l'excursion), nous arrivons au paradis sur Terre de l'ecotoursime: pas d'electricite, que de l'eau de pluie pour boire et se doucher, un recif foisonnant de poissons et de coraux. Il y a 5 personnes sur l'ile, 2 rangers, un guide, une cuisiniere et un conseiller scientifique. Les rangers nous expliquent les 2 raisons principales de depart des habitants de l'ile il y a 200 ans. La premiere raconte la legende d'une femme sorciere dont les habitants se seraient moques et qui les auraient punis. Cette histoire colle a peu pres bien a une 3e qui serait qu'une epidemie se serait declaree sur l'ile decimant tout le monde. La seconde histoire (et nous on croit plus celle la) raconte que des chasseurs de tetes cannibales seraient arrives sur l'ile recoltant un maximum, les autres habitants se seraient echappes. Apres avoir ecoute toutes ces histoires, nous partons pour une ballade dans la jungle avec degustation de remedes et autres plantes medicinales.

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Le lendemain nous partons en bateau sur une plage ou les tortues pondent leurs oeufs. L'arrivee est tres tres mouvementee avec une houle assez grosse pour notre barque (2-3m). Aussitot arrives nous decouvrons plein de petits enclos proteges. Les rangers nous expliquent qu'ils deplacent les nids a cause du rechauffement climatique. Bah ouais, les tortues elles ont pas encore compris qu'avec le rechauffement la maree monte plus haut. Du coup les oeufs et les foetus se noient. Par chance, ils retrouvent un nid qu'ils cherchaient depuis 10 jours. Allez hop on creuse, on creuse. Et la... miracle, 103 oeufs fecondes, 23 non fecondes. Seulement une trentaine sortiront du nid et 5 survivront nous expliquent les rangers. Apres cette petite enquete scientifique et un bon diner, on s'endort sous la hutte avec la promesse des rangers de nous reveiller au cas ou une tortue debarque sur la plage pour y pondre des oeufs. Les tortues reviennent toujours sur leur lieu de naissance pour pondre nous explique un des rangers. Une experience dirigee ici a meme montre qu'une tortue pouvait aller aussi loin que la Niugini et revenir a Tetepare pour pondre.

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A 6h on se reveille, on se rend compte qu'on n'a pas ete reveilles... Pas de tortues. Qu'a cela ne tienne! Sur le chemin du retour on va en chercher pour les etiqueter. Mais avant il faut partir de la plage et il y a de la houle ce matin. Grosse grosse frayeur mais on y arrive, on est sur l'eau et des que nous arrivons au lagon, on cherche les tortues. Apres quelques essais infructueux, Mathew, un autre ranger saute du bateau et reussit a en attraper une. Elle n'est pas etiquetee en plus! On peut la ramener et collecter quelques data. A la station, on la taggue, la mesure et on la laisse partir.

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Le programme de l'apres midi? Chercher des dugongs. Mais qu'est ce que c'est? Une vache de mer, un mammifere marin au regime vegetarien. Les marins les prenaient pour des sirenes autrefois, avant la plongee sous marine. Malgre nos bons efforts, nous ne trouverons jamais de dugongs. En meme temps, cela faisait un an que Tumi et Mary, nos hotes n'en n'avaient pas vu. Tant pis, on se consolera avec la mesure des crabes de cocotiers, les plus gros invertebres du monde. Et c'est vrai qu'ils sont particulierement gros avec une coque qui ressemble qui ressemble a une coco. Leur technique pour manger est assez dingue. Ils montent les cocotiers, font tomber une noix de coco et mangent la coco cassee. On n'a jamais vu de noix de coco se casser en tombant de l'arbre donc on est un peu septique sur ce dernier point. On n'est pas dans une pub pour Bounty non plus.

Le retour a Honiara se fait sans encombres. La ville n'est pas formidables et ne restera pas dans nos memoires. C'est donc reposes et enchantes que nous quittons les Iles Salomon pour le Vanuatu, anciennement appele les Nouvelles Hebrides.

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05 janvier 2009

Mipela laikim tumas Niugini!!

D'abord le depart pour Port Moresby, tranquille. Le trajet entre Brisbane et Port Moresby est agremente par de superbes vues de la Grande Barriere de Corail. Le voyage a bord du Fokker 100 un peu sport mais rien compare a celui a bord du DASH 8 serie 300 a helices en direction de Goroka. Avant tout il fallait atteindre le comptoir d'enregistrement. Et comme n'importe ou dans le Monde le dernier vendredi avant Noel, c'etait un bordel sans nom. Cela manquait un peu en Australie d'apres Flo. Je pense qu'elle en a eu assez ce jour la. Dans l'avion de Brisbane nous rencontrons Falk, un Professeur de Biodiversite a l'Universite d'Alaska et tel un renard des surfaces, il s'est infiltre dans cette queue immense et grace a lui on enregistre a temps. Nous arrivons a la salle d'embarquement et la autant de monde, embarquement dans 5 minutes. Aucune annonce n'est audible mais on a Falk avec nous et une fois de plus on s'infiltre... Et hop, dans l'avion.


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Goroka est la premiere ville que nous visitons. Aussitot arrives, on prend le pouls de la ville et on se dirige vers le supermarche pour faire des provisions. Nous nous faisons bien devisages mais pas intimides. On decide quand meme de rentrer avant la nuit. Notre hote Dixon et son Tambu (beau frere) nous guide le lendemain dans la ville avec un passage par un marche tres haut en couleur. Et la un peu plus d'intimidation avec des locaux qui n'arretent pas de nous demander de les prendre en photo. Amusant au debut, cela le devient moins lorsqu'une des maraicheres nous previent que ce n'est pas tres sur ici pour des "white fellas". Ok ok, aussitot dit aussitot partis. Nous nous dirigeons donc vers le point de vue et nous rencontrons Samuel Lulu. Il nous explique qu'il est guide et que le Lonely Planet le recommande, ce qui est vrai... On lui explique notre voyage et nous dit qu'il connait un trek qui rejoint Goroka a Madang. Pourquoi pas, nous aussi on en a entendu parler. Alors hop c'est signe on est parti pour 2 jours de marche. L'apres midi nous partons pour le musee mais c'est samedi, c'est ferme. Pas grave nous disent les gens qui squattent dans le coin, on va reveiller le conservateur! Chose faite. Le musee est vraiment chouette avec des superbes pieces dont le clou du spectacle, le collier de doigts d'ennemis. Effectivement ca impressionne et cela laisse suggerer ce qu'ils ont fait du reste des ennemis... A la sortie du musee, pluie, pluie, pluie, rencontre avec d'autres locaux, blagues, tentative de parler le tok pidgin, zinedine zidane et le bus qui vient pas....


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Le lendemain nous partons avec notre guide Samuel. Ce trek c'est la premiere fois qu'il le fait avec nous. En fait c'est la premiere fois qu'il le fait tout court. Au debut on s'est dit que c'etait un attrape touriste mais d'une, quels touristes? et deux un trek dans la jungle, ca se prepare, si c'est la premiere fois qu'il le fait , mefiance... Meme pas. Au fur et a mesure de la randonnee, nous nous rendons vraiment compte qu'il ne connait personne et qu'il se presente comme un guide, qu'il y a du business a faire, etc. Notre fine equipe etait composee de son fils malheureusement aveugle d'un oeil, de ses 2 beaux freres et des rencontres faites au gre du voyage. La premiere journee a imposee le tempo et etait loin d'etre evidente. A partir de 18 heures (on est parti a 7h56 ce matin la), Benny, un des 2 beaux freres nous promet une heure de marche d'ici au village. Il nous le dira toutes les heures jusqu'a une heure du matin. On aura donc marche une quinzaine d'heure cette premiere journee avec a la cle camping sauvage dans la jungle avec nos sacs a dos comme matelas, 4 heures de sommeil (plutot legeres il faut dire), attaque de sangsues sur les jambes et rien dans le ventre. Finalement c'est a 10 heures le lendemain que nous arrivons au village et la sieste, repas local avec concombre sauvage, banane plantain et fougeres dans une sauce rouge dont on ne saura jamais le nom (ce n'etait ni la bolo ni du ketchup...) et danse (sing sing) pour nous acceuillir. Notre pote au ghettoblaster avait quand meme du Modern Talking pour faire danser les white fellas. Le 3eme jour de marche on nous promet d'arriver a la station de Brahmin dans 3 heures. Finalement au bout de 2 heures on nous dit 8 heures de marche et au final on s'arretera apres 12 heures de marche. On ne s'arrete pas au village, trop loin mais dans une hutte abandonee, assez accueillante a ce moment la. Les feuilles de bananier n'etant pas vraiment etanches, on dormira un peu mouilles, pas grave.

Finalement on aura atteint Madang au bout de 35 heures de marche sur 4 jours alors qu'on nous en avait promis une quinzaine sur 2 jours. Nous remercions Samuel qui avait effectivement raison: on s'en souviendra toute notre vie de cette marche. Nous decidons d'annuler la region de la riviere Sepik et on se reposera a Madang 1 semaine. Au cours de celle-ci nous rencontrons a nouveau Falk, notre professeur allemand en biodiversite qui a lui aussi fait le voyage entre Goroka et Madang (mais plus facile apparemment, autres chemins) et qui nous raconte que notre histoire a fait le tour du bush, que notre guide ne connaissait pas la region (son guide confirme). Il nous dit egalement que la region de la Sepik est le coeur d'affrontements tribaux en ce moment et qu'il y a eu un Tsunami. Donc pas de regrets, on fera une plongee en plus.


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A Madang nous restons dans 2 endroits differents. Un premier pour recuperer, un deuxieme pour apprecier. Le deuxieme etait un veritable petit paradisavec snorkeling incroyable. Le plus beau que l'on ait pu faire a present je pense. Six especes de poissons clown, trois poissons lion a 3 m de profondeur devant la maison. Completement ebahis par autant de merveilles sous marines, on ne sait vraiment plus trop a quoi s'attendre pour les prochaines plongees... En fait, on fera des epaves, ca changera et ca donnera un note culturelle a nos plongees. Un avion US et un bateau japonais de la Deuxieme Guerre Mondiale.


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Apres s'etre bien reposes, avoir bien mange et bien recupere, nous partons a Rabaul. Rabaul est l'ancienne capitale de la Nouvelle Guinee mais suite a l'eruption de Tavurvur en 1934 et a l'invasion japonaise quelques annes plus tard la capitale a ete relocalisee a Port Moresby qui est une des villes les plus dangereuses au Monde apres la Nouvelle-Orleans et Caracas (on n'y sera pas restes, courageux mais pas temeraires...). Rabaul restera quand meme la capitale de la Nouvelle Bretagne et de la Province des Iles Papoues jusqu'en 1994 ou la, nouvelle eruption qui ensevelira la ville sous 4-5m de cendres. La capitale de la province se deplacera alors a Kokopo, a 30 km a l'est. Nous restons donc a Kokopo le 1er soir pour prendre nos marques et organiser les prochains jours. La ville est tres sympa avec un musee top (chose rare en Niugini) et un reveillon du 31 vraiment marrant (bal local organise par les missionaires).

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Nous partons donc pour Rabaul le 2e jour avec le matin 2 plongees qui pour Flo aura ete la plus belle de sa vie (j'etais malade donc je l'ai rate celle la). Une myriade de poissons technicolor avec une visibilite a 30m et une eau a 31 degres, vierge de toute empreinte humaine. Sur le chemin pour aller sur les sites, des dauphins, un maquereau et un espadon qui ont jailli hors de l'eau et une quantite de poissons volants, incroyables!!! Arrives a Rabaul, fievre a 39.5, abces au coude, otite externe, donc il faut soigner les plaies accumulees depuis le trek et les nouvelles. Arret a la pharmacie, detersion, soins locaux, aie aie aie, repos, soupe, antibiotiques, gouttes et on verra demain.


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Le lendemain, c'est pas ca mais c'est quand meme mieux, on va donc a Matupit Island qui borde la Sulphur Creek, en face du fameux Tavurvur. Et la, un paysage lunaire, des criques et des lits de riviere noirs, une route defoncee, un aeroprt recouvert, un petit village qui survit et des gentils locaux pour nous amener en bas du volcan. Chacun sur sa barque, l'aller est magique avec des eruptions plus explosives les unes que les autres, du bruit, des cailloux qui flottent, de la fumee. Arrives en bas, on rencontre d'autres locaux qui nous demandent de nous faire discretsetant donnes qui cherchent des oeufs des megapodes, oiseaux noirs qui ressemblent a des gros poulets (on s'attendait a des poulets geants sortis de Jurassik Park et qui nous auraient bouffes, mais non). Bref apres une belle ballade autour du cratere, on rente en barque et a 100 m de l'arrivee, nos accompagnateurs decident de faire la course. Un coup de rame a gauche, a droite, on se fait depasser, non, oui, ouh la chaud, BAAAM, je tombe a l'eau avec le sac a dos ou il y a appareil, iPod & Cie. Flo se marre encore. Sortie de l'eau comme un chat, les meubles sont sauves sauf le portable et un iPod. Tant pis, ca fera de la place pour des souvenirs. L'apres-midi c'est decouverte de la ville recouverte qui fut jadis "la plus belle ville du Pacfique". Quelle atmosphere.... de la poussiere de cendres partout et une boue qui ressemble a des sables mouvants.

Apres une bonne nuit on attaque la montee du Mont Kumbiu qui est la mere de Tavurvur. En fait dans le coin il y a 7 volcans dont 2 en activite. Le port de Rabaul, Simpson Harbor, est en fait un immense cratere volcanique avec pleins de satellites. Nous montons donc les 688m de Kumbiu avec en haut une superbe vue de la Sulphur Creek et de toute la region. De la haut on se rend compte que cette crique c'est un peu comme a Yellowstone avec des degrades de bleu, jaune, orange, marron, fantastique avec Tavurvur en bruit de fond, qu'un seul mot (et ca faisait longtemps...). Chanme!


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Nous rentrons doucement l'apres midi sur Kokopo, soignes, plein les mirettes, contents mais un peu nostalgiques.... C'est deja le dernier soir en Niugini...


Et voila pour ce magnifique pays qui a tenu toutes ses promesses, qui a dementi les divers oui-dires australiens. Nous y retournerons pour un milliard de raisons.


MIPELA LAIKIM TUMAS NIUGINI!!! TENKYU TRU, LUKIM YU BIHAIN!!

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15 décembre 2008

L'experience sociale de Fraser Island.

C'est pas tout le temps facile de voyager en groupe. Et encore moins quand on ne se connait pas. C'est ce qu'on a fait sur Fraser Island. On a loue un 4x4 et on s'est retrouve avec 10 autres personnes. Sympa....

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On s'est donc rencontres le matin a 7 heures apres un petit briefing et 2 d'entre nous ont ete designes pour faire les courses pendant que les autres apprenaient a faire du 4x4 sur video et comment ne pas approcher les dingos, parce que des dingos y en a plein sur l'ile et ceux la de dingos, ce sont les moins farouches d'Australie. Une fois les videos regardees et nos 2 designes rentres des courses on fait l'inventaire. Tout va bien mais le matos est quand meme bien pourri (le materiel de camping ET le 4x4). On regarde un peu ce qu'ils ont achete et malgre la liste qu'on leur avaient fournis, ils reviennent avec du beurre, des chips et des saucisses. J'exagere un peu mais on avait demande 30 tomates et ils sont revenus avec 20. On n'avait pas demande de chips et ils reviennent avec 20 paquets... Ils en bouffe des chips, meme sous forme de sandwich (a savoir pain de mie, beurre et chips, mmmmm).

Voila pour le jeu televise, je vous laisse imaginer le reste au fil de la lecture. Nous sommes donc partis et la sur l'ile c'etait quand meme assez chanme. Une autoroute de sable, des paysages a couper le souffle et une conduite pas tout le temps facile avec des enlisements a la cle dont un avec la maree haute dans une heure (la pleine lune c'etait la veille). Donc un peu de stress quand meme avec des participants pas tout le temps contents de la conduite. Des baignades dans des lacs frais, des tortues (une en fait), des requins tigres et des marches ont agremente cette belle excursion.

On a croise la belle Julia sur l'Ile mais elle, elle a eu l'intelligence de prendre un tour organise avec "cooldingo" et ca avait l'air effectivement sympa.

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C'etait donc quand meme marrant mais la on commence un peu a saturer avec les Backpackers. Dans quelques jours, la Papouasie. On a hate....

Avant la Papouasie on est passe par Brisbane dire bonjour au petit Felix, Aurore et Jonathan. Et Brisbane au dela de ce qu'on peut penser c'etait tres sympa. On y retourne dans 3 semaines pour une halte d'une nuit avant de repartir pour les Iles Salomon et la on a choisi un peu plus de luxe...

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11 décembre 2008

Whitsundays

Apres tout ca nous sommes partis pour les Whitsundays. Ce sont une chaine de montagnes sous marines dont seuls les sommets font surface. Pour y arriver bus de nuit et a 6 heures le matin, un DELUGE. Un truc de ouf malade... C'est ce qui nous attend pour le nord ouest apparemment, la saison du Wet.

Arrives a Airlie Beach, nous faisons quelques courses pour survivre sur le bateau (appele de maniere inapproprie Power Play) qui sera notre maison pour les 3 prochains jours. A peine arrives sur le bateau qu'on nous met au pas. On n'est pas la pour rigoler okay? C'etait plutot ambiance camp d'entrainement militaire proche oriental avec meeting, briefing et debriefing au petit dej, dej et diner avec presentation powerpoint a la cle.
Il fallait repondre aux ordres, certes assez simples: "Mangez la" "La chasse d'eau c'est 3 fois et on bouche pas" "On ne boit pas de biere avant 5 heures" "Maintenant on s'amuse" "Quoi? Vous faites pas de snorkeling? Vous vous amusez pas? Une cuillere de Vegemite, punition". Et c'est vrai... Punition.....

Heureusement qu'on etait une petite equipe sympa avec Celine en Guest Star. Et on a quand meme vu la plus belle plage du Monde (he he he)...

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Et en meme temps, ca nous a fait du bien ce camp d'entrainement parce que maintenant c'est Fraser Island en 4x4 pendant 3 jours et stage de survie avec Julia et les dingos....

Donc depart pour Fraser Island mais avant on se fait un petit diner en amoureux dans le 2eme meilleur fish and chips d'Australie, veridique!

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Cairns, la Grande Barriere et la Daintree

Apres une derniere soiree a Sydney bien remplie, nous voila donc partis pour Cairns dans l'etat du Queensland. Cette derniere soiree etait sous le signe du plastique. Malheureusement pas de photos disponibles parce que nous avaons vide l'appareil avant de partir et tant mieux parce qu'il deborde +++ Et finalement ils sont bien symathiques ces gens de Berlin de Brisbane. Ils m'ont meme pris en photo avec leur CD et leur Tshirt!!!
Bref, apres l'assassinat de d'un ananas, nous voila arrives a Cairns, petite cite balneaire sans grand interet si ce n'est que c'est le point de depart de la Grande Barriere de Corail.

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Et la, c'est quand meme joli. On a beau dire ce qu'on veut sur les coraux blanchis et compagnie, c'est quand meme pas mal. Donc apres ces plongees de qualite, nous voila certifies Advanced Open Water (wouhaou la classe). En tout 11 plongees en 3 jours, stage intense ... La meilleur plongee fut celle de nuit. Elle nous a permis de voir une tortue d'environ 1m50 d'envergure, des ecrevisses, pleins de petites crevettes, des poissons clown, des requins et autres creatures sous marines.
En dehors des plongees (jusqu'a 4 par jour) il fallait quand meme faire attention au soleil avec un indice UV a 18. Regardez la meteo des plages de Sebastien Follin et vous verrez qu'a Palavas les Flots l'indice UV ne depasse pas 8 ou 9.

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Dans le coin il y a aussi Cape Tribulation d'ou il est possible de visiter la Daintree Forest, foret primitive la plus vieille du Monde (et pas que d'Australie... Ahh ces superlatifs...). D'ailleurs encore pour les superlatifs, nous nous sommes arretes a Mossman. C'est la que se trouve la plantation de cannes a sucre la plus au nord du Queensland. Nous on a trouve ca assez guedin...
A Cape Tribulation, quelques ballades le jour, la nuit, rencontre avec des casoars, lezards, grenouilles, crapauds buffles, canoe, plage et Joe Dassin (pour le plaisir de Flo).

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26 novembre 2008

Les weekends à Sydney

Il faut bien vous raconter comment se sont passés les weekends du côté de Sydney avant de partir.

Le premier vrai weekend qu'on a passé ensemble était à Jervis Bay. Petite bourgade au sud de Sydney, Jervis Bay jouit d'une location parfaitement chanmée. En effet, c'est une petite baie protégée qui permet aux baleines et aux dauphins de se reproduire et surtout de les élever.

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Florent nous a prété sa chanmée golf pour le WE et hop on part. Route assez banale si ce n'est qu'on s'est perdu plus d'une fois. Les autoroutes ici ressemblent plutôt à des départementales, mais bon. Un peu de plongée avec beaucoup de requins. On les appelle les "Port Jackson". Et pas les Port jsais pas quoi...

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Petit weekend bien rafraichissant après être restés 6 mois sans voir autre chose que Sydney. C'est bien... Ouf.

Pas le temps de dire ouf qu'on part la semaine d'apres aux Blue Mountains. Des montagnes bleues donc. Et si elles sont bleues c'est parce que les blue mountains regorgent d'eucalyptus. Donc ca sent bon et il y a comme un petit veloute bleute quand on les regarde d'au dessus. C'est assez chanme faut dire.

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Donc nous partons avec Leo, Damien et son pote Guillaume. Avec dans le sac du chorizo, du fromage qui pue et une petite bouteille de jaja, un Bordeaux Superieur, les amateurs reconnaitront...

En fait on s'en pas vraiment compte tout se duite mais ca fait 2 bonnes heures qu'on descend. Ca veut dire qu'a un moment on va remonter tout ca....

Et apres 7 bonnes heures marche on rentre a la voiture, non sans avoir bien mal aux pattes mais c'est ce qu'il faut pour s'echauffer un peu avant les Annapurnas.

Le dernier weekend en dehors de Sydney etait a Port Stephens, Nelson Bay et la Hunter Valley.

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Port Stephens c'est sympa, c'est joli. On a appris un autre truc d'ailleurs grace a notre pote du bed & breakfast. Le sable qu'ils ont a Hawaii a Waikiki Beach, et bah il vient de Nelson Bay, il vient de la grande dune pas tres loin, la plus grande dune des NSW (qu'est ce qu'ils kiffent les superlatifs).

Je remercie d'ailleurs ici Georges, notre hote du B&B qui a reussi a nous tenir la jambe pendant 45 minutes sans qu'on lui dise un mot (a part les mmm de courtoisie). Je le remercie aussi pour n'avoir pas compris que jeuner ca voulait pas dire ne pas se brosser les dents.

La Hunter Valley, c'est la vallee des vins du coin. C'est chanme vous vous en doutez. Ca ressemble a la Toscane, ou pas. Il y a du fromage et les offices de tourisme lorsqu'ils recommandent une fromagerie, il faut savoir qu'on y vend aussi des peluches souvenirs et des glaces. Chanme

Le vin est pas mauvais. Le rouge principalement mais le blanc, quand on creuse un peu, peut etre assez sec et juste assez bon.

Voila, depart demain pour le long voyage de plusieurs mois. Si j'ai la motive je mettrai quelques photos de Sydney..

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